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Entrevue exclusive avec Keeshawn Barthélémy, Québécois aux portes de la NCAA

Suite à l’annonce du Montréalais Keeshawn Barthélémy, qui a déclaré qu’il rejoindrait le programme de basketball des Buffaloes du Colorado, un de nos chroniqueurs est entré en contact avec lui.

Le point guard de 6 pieds 2 pouces a accepté de nous accorder une entrevue téléphonique exclusive, dimanche matin. Il y parle notamment de ses débuts au basketball, de son parcours et de ses objectifs futurs.

Voici donc, en exclusivité, l’entrevue complète :

William Thériault : Qu’est-ce qui t’a amené à commencer à jouer au basketball?À quel âge as-tu commencé?

Keeshawn Barthélémy : J’ai commencé vers l’âge de 6 ans. J’avais essayé beaucoup d’autres activités, comme le karaté, le soccer, et d’autres sports, mais le basket, c’était mon premier amour.

WT : Y avait-il un joueur que tu considérais comme ton idole à ce moment?

KB : C’était vraiment Kobe Bryant pour moi.

WT : Est-ce que tu en viens à baser ton style de jeu sur lui?

KB : Je base vraiment plus mon jeu sur des joueurs comme Steph Curry ou Damian Lillard.

WT : Excellent, donc comme eux, tu es un point guard, puis tu les regarde pour baser ton style de jeu.

KB : Exactement.

WT : Parle-moi un peu de ton parcours. Tu as fait partie de plusieurs programmes, que t’ont-ils apporté?

KB : Les programmes m’ont apporté différentes choses; ils m’ont permis de devenir un meilleur point guard, à mieux shooter la balle. Des programmes comme Thornlea [Secondary School] ou Athlete Institute m’ont vraiment aidé à me développer en tant que joueur.

WT : Tu as fait partie, l’an dernier, de l’équipe nationale canadienne U17. Parle nous de ton expérience, de tout le processus que représente la Coupe du Monde.

KB : C’était vraiment une expérience de fous. On a voyagé dans deux pays différents. On est allé au Mexique pour des matchs d’exhibition. On est allé en Argentine pour la Coupe du Monde. C’était différent. Les cultures sont vraiment différentes du Canada, et j’ai vraiment enjoy d’être avec mes coéquipiers canadiens.

WT : Donc ce n’est pas seulement pour le basket, mais aussi pour découvrir de nouvelles cultures en vivant ton expérience.

KB : Exactement, exactement. Le basket nous amène à plein d’endroits différents et il faut en profiter.

WT : Qui est la personne qui t’a le plus supporté jusqu’à maintenant?

KB : Mes parents. Mes parents, je peux vraiment rien dire là-dessus, ils étaient là pour moi depuis que je suis tout petit.

WT : Tu faisais originalement partie de la classe 2020, pourquoi est-ce que tu as changé?

KB : Parce que moi, je voulais juste un défi, un challenge. Parce que je me suis dit, aller au collège le plus tôt possible, ça va m’aider à me pousser puis voir des gens différents.

WT : Justement, tu as choisi le Colorado, qu’est-ce qui t’a amené à choisir cette université? Y avait-il des concurrents dans ta tête?

KB : La concurrence n’était pas si grande que ça, mais Colorado, ce sont ceux qui m’ont recruté le plus dur, qui m’ont envoyé le plus de lettres, qui m’ont appelé le plus. Donc vraiment, c’était simple pour moi.

WT : Qu’espères-tu apporter, justement, au programme des Buffaloes?

KB: Qu’est-ce que je veux apporter… Peu importe. Si ma recette, c’est de faire n’importe quoi pour gagner, je vais le faire. N’importe quoi pour gagner ; le succès de l’équipe est plus grand que mon rôle.

WT : Quels sont tes objectifs au niveau de ta carrière en basketball?

KB : Je veux faire la NBA. C’est vraiment un de mes rêves depuis que je suis tout petit, et je sais que j’ai fait un pas de plus vers mon but.

WT : Est-ce que tu considères que c’est un objectif réaliste, ou est-ce encore un rêve à l’étape où tu es?

KB : Moi je pense que c’est très réaliste pour moi. Je ne mets pas de plafond, je vais toujours donner mon 100%. Si ça arrive, ça arrive.

WT : Sinon, si la NBA ne marche pas, peut-être que jouer en Europe, overseas, ce serait une option?

KB : Oui, c’est sûr, c’est sûr.

WT : Dernière question, juste avant de te laisser aller. Comment te sens-tu par rapport au fait d’être Montréalais, d’avoir tout le Québec derrière toi et de suivre les traces des joueurs comme Chris Boucher, Khem Birch, Luguentz Dort et Quincy Guerrier?

KB : Ces gars-là, ils ont vraiment tracé le chemin pour des jeunes comme moi. Je me sens bien d’avoir toute une province, une ville derrière moi. C’est un honneur d’être nommé dans la même rangée que ces gars-là.

WT : Keeshawn, c’est ce qui conclut notre entrevue. Je te remercie d’avoir pris le temps de le faire, je te souhaite une bonne journée et une bonne continuation.

KB : Vous aussi, merci.

Propos recueillis par William Thériault, d’AlleyOop Québec.

1- Et si Team USA jouait dans la NBA?

2- Dur départ pour le Canada.

3- Meilleur départ pour les Américains.