Partagez

Partager sur facebook
Partager sur google
Partager sur twitter
Partager sur linkedin

Jalen Green dans la G-League : Dossier transcendant

La sensation du high school américain, Jalen Green, est perçu comme le premier choix de l’encan de 2021, mais au lieu de faire ses preuves dans la NCAA, il a décidé d’y aller d’une méthode différente pour entamer son parcours vers la NBA. Le jeune ailier de 18 ans passera plutôt par le circuit de développement de la G-League pour amorcer son cheminement professionnel plus tôt, selon Shams Charania de The Athletic et Adrian Wojnarowski d’ESPN.

Cette nouvelle peut sembler innocente à première vue, mais c’est tout le contraire. En fait, la décision de Green a le potentiel de changer radicalement les méthodes de recrutement de la NBA…

Chez Jalen Green, ce n’est pas le talent qui manque. L’athlète de Fresno en Californie peut jouer le rôle de shooting guard ou de small forward avec brio et a démontré au secondaire de quel bois il chauffait; c’est un marqueur inné.

Pour la campagne de 2018-2019, sa saison junior avec la formation de San Joaquin Memorial High School, l’athlétique espoir a maintenu les moyennes de 33 PTS, 8 REB, 5 AST et 1.5 VOL par rencontre. D’impressionnantes statistiques, il faut l’avouer.

Cependant, ce n’était qu’à deux reprises que Jalen Green a enfilé le maillot de son équipe cette année-là et, malheureusement, les moyennes pour la campagne suivante ne sont pas disponibles.

Tout de même, les faits saillants mettant de l’avant ses habiletés sont suffisants pour faire rêver les dépisteurs de la NCAA et même de la NBA. Son jeu nord-sud rapide et son calme font de lui un manieur de ballon complet. Même du côté défensif, le jeune Green sait se servir de son athlétisme comme outil, lui permettant de mettre un bâton dans les roues de son adversaire à plus d’une occasion.

Le Californien a aussi fait ses preuves au niveau international avec les équipes des États-Unis U17 et U19, pour lesquelles il était l’un des plus jeunes basketteurs sur le terrain. En 19 joutes aux Championnats mondiaux de la FIBA, Green n’a jamais essuyé de défaite et a montré de très belles choses contre certains des meilleurs jeunes gardes sur la planète; Killian Hayes et Theo Maledon.

Ayant reçu des offres de 20 universités différentes pour y jouer cet automne, Jalen avait même déjà eu des rencontres avec Oregon, Auburn, Memphis et Kentucky avant de faire un choix qui a eu l’effet d’un tremblement de terre.

Le potentiel premier choix de repêchage avait tout le talent du monde pour faire du bruit dans le circuit collégial, même si ce n’était que pour un an (one-and-done), puis d’ensuite faire le saut confortablement vers la grande ligue.

Alors pourquoi a-t-il décidé de passer par la G-League?

La décision

Green a d’abord cru bon d’informer les écoles qui avaient démontré un intérêt envers lui avant que le tout ne se propage sur les réseaux sociaux, par le biais des médias.

Ensuite, c’est sur sa page officielle Instagram qu’il a préféré annoncer la nouvelle à tous ses partisans :

View this post on Instagram

this what we worked for!! only up 🙏🏽💕

A post shared by JG4 (@jalen) on

Le message à retenir ici :

« Le but ultime est de se rendre à la NBA »

C’est avec cet objectif en tête qu’il décide d’emprunter un sentier différent, plus direct, vers la cours des grands. Toutefois, son contrat ne ressemblera pas à ceux signés par les joueurs actuels de la G-League.

Au contraire, il sera le tout premier d’une lignée de jeunes vedettes à faire partie d’un nouveau programme de développement mis sur pieds par la NBA, de concert avec la G-League.

Un tout nouveau chemin, pavé d’or

Selon ESPN, ce nouveau programme professionnel est une initiative qui offrira des contrats de 500 000$ américains et plus aux espoirs les plus prometteurs. Ces contrats « sélects » ne peuvent être offerts qu’aux jeunes étant éligibles pour la ligue mineure mais pas pour le repêchage de la NBA.

À noter que le salaire moyen d’un athlète de G-League est de 7 000$ par mois, soit 35 000$ pour la saison régulière de 5 mois.

En plus de cette opportunité, Chris Haynes de Yahoo! Sports rapporte que l’athlète aura la chance de poursuivre des études universitaires si bon lui semble.

« Je peux retourner à l’école quand je veux. L’école est très importante dans ma famille. »

– Jalen Green

La G-League elle-même lui assurera une scolarité complète, lui procurant un filet de sécurité si sa carrière devait emprunter une mauvaise courbe.

Comme si ce n’était pas assez, Jalen Green aura la chance de signer des ententes de commandite, ce qui est toujours interdit dans la NCAA. Selon ce qu’estime Shams Charania, les revenus annuels du jeune homme de 18 ans excéderont donc facilement le million de dollars américains, à sa première année. Une voie bien plus lucrative que l’université, il va sans dire…

Sa propre équipe

De plus, le nouveau programme de développement professionnel de la G-League et de la NBA – ayant maintenant Jalen Green comme visage – coordonnera aussi le lancement d’une toute nouvelle équipe « élite ».

Évoluant à Los Angeles, ce nouveau club affrontera des formations de la G-League, de l’Académie NBA, du programme de USA Basketball et même de clubs d’outremer, mais ne disputerait qu’environ 20 matchs, contre 50 pour une concession moyenne de la ligue mineur.

Celui qui fera vendre des billets sera sans doute Jalen Green, mais ce n’est pas le seul nom intéressant qui fera partie de ce tout nouvel effectif. Les dirigeants du programme de développement souhaitent remplir les vestiaires de cette nouvelle franchise avec les meilleurs jeunes athlètes américains de moins de 19 ans (en leur offrant des contrats similaires à celui de Green) puis de compléter l’alignement avec des vétérans de la G-League.

Un autre espoir de qualité, Isaiah Todd, se joindra donc au projet, notamment. Les détails de son entente sont toujours inconnus.

Un stratagème pour contrer la NCAA et la NBL

Maintenant, voici pourquoi le paysage de la NCAA et de la NBA pourrait être modifié à tout jamais.

L’inception de ce nouveau programme de développement NBA/G-League est faite dans un but très simple : attirer les jeunes athlètes du high school américain.

Dans cette optique, l’objectif est donc de limiter les cas comme RJ Hampton et LaMelo Ball qui ont préféré peaufiner leur jeu face à des professionnels de la NBL, en Australie. Cette option alléchante qui séduisait de plus en plus d’espoirs faisait peur à Adam Silver, la NBA et la NCAA.

C’est pourtant un parcours profitable aux joueurs comme LaMelo qui ont la chance d’engendrer des revenus, tout en restant éligibles pour l’encan, ce que la NCAA ne permet pas.

Adrian Wojnarowski confirme que Ball et Hampton prenant la route de l’Océanie a accéléré le processus de création de la nouvelle formule de développement que Jalen Green endosse.

L’élimination du « one-and-done » était depuis un certain moment un sujet chaud lors des discussions entre Adam Silver et la NBPA, pour permettre aux joueurs de passer par les portes de la NBA à seulement 18 ans. Ces négociations n’ont jamais abouti, faisant place au projet de développement en question.

La nouvelle ne fait certainement pas le bonheur de Mark Emmert, le commissaire de la NCAA, qui pourrait voir ce programme comme une compétition directe à son propre circuit, aux yeux des prospects. Du côté des partisans de basketball universitaire, c’est aussi quelque chose qui peut devenir inquiétant.

Reste maintenant à savoir si l’équipe sélecte de Los Angeles et l’ensemble du projet porteront leurs fruits. Si tel est le cas, on pourrait assister à des changements drastiques dans le monde du basketball américain. Les classes de freshmen qui entreront au collège pourraient présenter un niveau de talent moindre et la G-League pourrait connaître une croissance encore plus fulgurante qu’elle le fait déjà.

Le bon fonctionnement du programme repose néanmoins sur des piliers instables, qui sont les jeunes espoirs comme Jalen Green. Cependant, avec l’encadrement nécessaire, cette option pourra devenir la nouvelle tendance auprès des basketteurs de 18 ans et moins. Un vent de changement frappe la NBA et quand la pandémie de la COVID-19 le permettra, la G-League pourrait agir comme la scène principale de recrutement en vue des repêchages futurs.

– Pendant ce temps, le deuxième plus gros nom de la classe de 2021 ira porter les couleurs d’Arizona State :

– Une image vaut mille mots :

– Découvrez la sensation internationale Deni Avdija :