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Le basketball ne sera plus le même.

85 jours peuvent paraître comme une éternité. Le 11 mars dernier, le basketball nous a été arraché des mains. Je me suis installé avec mes colocs pour regarder le match entre le Jazz et le Thunder, ne pensant pas une seule seconde que ce match n’allait jamais débuter.

Je m’ennuie profondément du basketball. Il n’y a pas une journée qui passe sans que je m’ennuie de mon sport. Vous pourrez donc comprendre que je suis aux anges, maintenant que je sais que le Trophée Larry O’Brien sera décerné en octobre.

Le 31 juillet me semble loin, mais l’excitation est déjà palpable. Chaque soir, j’aurai hâte de dormir, sachant que le retour de la NBA approche.

Par contre, il ne faut pas se faire d’idées : la nouvelle NBA sera très bizarre.

On a tous hâte de se préparer un bol de Doritos Piment Infernal pour écouter un match entre les Lakers et les Clippers…

Mais le choc sera puissant lorsque la foule ne se lèvera pas pour célébrer le premier panier du match. Tel l’amphithéâtre qui sera utilisé à Disney World, notre coeur d’amateur risque d’être assez… vide.

Ce sont les joueurs qui font le spectacle. Mais c’est l’euphorie de la foule qui distribue les frissons. C’est elle qui transmet l’émotion qu’on recherche.

Prenez un moment pour réécouter des matchs historiques. On réalise à quel point l’ambiance de la foule est importante – et franchement essentielle à l’expérience sportive. On n’a qu’à penser à la vague d’émotions qui a envahie le Canada, l’été dernier.

Pouvez-vous imaginer Kawhi Leonard éliminer les 76ers à la dernière seconde… devant une rangée de sièges vides?

Pouvez-vous imaginer un parcours éliminatoire des Raptors sans Jurassic Park?

Pouvez-vous imaginer une célébration de championnat sans ambiance?

L’espace d’un été, le basketball ne sera plus le même.

Sans l’implication des amateurs, le sport perd de vue son essence. Sans les chants de MVP et le tremblement de terre qui secoue l’amphithéâtre après un tir important, le basketball perdra une partie de son âme.

La NBA ne se limite pas au spectacle donné sur le terrain.

En juillet, on retrouvera la saveur du basketball qui manquait à nos papilles gustatives.

Mais ça prendra des mois avant que notre faim soit satisfaite.