Becky Hammon, première entraîneuse en chef pour une joute de la NBA

Les Spurs de San Antonio ont beau avoir échappé leur toute première joute préparatoire dans le cadre du retour au jeu à Orlando, mais la franchise texane a tout de même réussi à écrire une page d’histoire. Pour la toute première fois dans l’histoire de la NBA, une femme agissait comme entraîneuse en chef d’un équipe, pour l’entièreté d’un match.

Becky Hammon remplit habituellement la fonction d’entraîneuse adjointe sur le banc des Spurs, mais Gregg Popovich lui a accordé sa confiance aujourd’hui lors de la première rencontre amicale des siens. Il lui offre le poste d’entraîneur-chef d’un jour, alors que c’est lui qui demeurait sur le banc, juste derrière.

Coach Hammon a donc franchi une autre frontière, arrivant en territoire inexploré à nouveau car, oui, c’est l’unique femme à avoir joué ce rôle, mais elle était aussi la toute première femme à obtenir la fonction d’adjoint dans la NBA.

Becky a toujours été une pionnière dans son milieu. Originaire du Dakota du Sud, l’ancienne joueuse de basketball professionnelle a passé sa carrière collégiale à amasser les prix et honneurs, à l’Université d’État du Colorado.

Malheureusement, dû à sa petite taille (5 pieds 6 pouces), aucune université de renom ne lui a porté attention, mais ça ne l’a pas empêché de maintenir les moyennes de 26 PTS, 4 REB et 4 AST par match au collège, tout en menant son club vers le Sweet Sixteen lors du March Madness de 1999.

Avec un total de 2 740 points marqués en quatre ans à Colorado State, Hammon mène toutes les joueuses de l’histoire de l’école à ce chapitre, ainsi qu’à bien d’autres niveaux (Passes décisives, Interceptions, Points par match, Tirs de trois points, etc.)

Il en va de soi que son maillot, le numéro 25, ballotte aujourd’hui au plafond Moby Arena de l’université, et que son nom figure au Temple de la Renommée de l’école.

Le même été, Becky Hammon rejoint la WNBA. Après avoir été ignorée au repêchage, le Liberty de New York décide tout de même de lui offrir une chance dans la cour des grandes.

La meneuse de jeu séjourne sept ans dans la Grosse Pomme avant de rejoindre les Silver Stars de San Antonio pour un total de huit campagnes. Elle fait bien dans la grande ligue, Hammon accroche ses chaussures avec un CV affichant 13 PTS, 3.8 AST et 2.5 REB de moyenne par match.

Sa meilleure campagne aura été celle de 2008-2009 chez les Silver Stars lorsqu’elle dominait les parquets en marquant 19 points par rencontre. Cependant, elle ne termine son épopée dans la WNBA qu’avec une apparition parmi la seconde équipe All-WNBA, comme prix.

Au passage, ses devoirs à la WNBA ne l’ont pas empêché de voyager en Europe, d’obtenir une citoyenneté russe complète et même de joindre l’équipe nationale russe aux Jeux olympiques de 2008 et 2012.

Ce n’est qu’ensuite, en 2014, à seulement quelques mois de son annonce officielle de retraite, que Gregg Popovich et les Spurs voient en elle un véritable potentiel en proposant un rôle d’entraîneuse à une femme n’ayant pas de réelle expérience à ce titre.

Depuis, elle n’a pas déçu et faisait même courir certaines rumeurs incluant son nom et un poste de coach principale, peut-être chez les Knicks de New York, récemment. La femme de 43 ans n’a pas fini d’impressionner, si l’un des plus grands entraîneurs-chefs de tous les temps lui accorde autant de confiance, ce n’est pas pour rien.

Le match préparatoire qui la voyait à la barre des Spurs s’est toutefois terminé par une victoire des opposants. Vous pouvez consulter le résumé du match ici :

– Match parfait pour Seth Curry :

– Luka prêt à mettre sa signature sur le step-back :

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Liam Houde
Liam a gradué en journalisme au Collège La Cité, à Ottawa. Il aime marier son amour de la rédaction avec sa passion pour le basketball et son objectif est de faire du Québec un endroit où ce sport est un élément clé de la culture.
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