Les chances des 76ers s’estompent

Certains se rappelleront les mois d’octobre et de septembre 2019, lorsque le buzz entourant les 76ers de Philadelphie les voyait comme prétendant au titre, en 2020. Ah, comme les temps ont changé. Une chimie imparfaite, des hauts, mais surtout plusieurs bas, puis maintenant la perte de leurs deux vedettes place un point d’interrogation gigantesque sur le dossier des Sixers.

Quelles sont les dernières nouvelles concernant les blessures de Joel Embiid et Ben Simmons et comment composeront les 76ers en l’absence de leur binôme d’étoiles?

La nouvelle a eu l’effet de la foudre. Le centre partant et joueur All-Star de Philly s’est blessé à la cheville gauche, dimanche soir, face aux Trail Blazers de Portland.

La séquence :

Le coupable : la base de soutien du panier. La réaction des partisans des 76ers : « Oh non! Pas Embiid aussi! »

Parce que oui, quelques jours plus tôt, le 5 août, le point guard de l’équipe, Ben Simmons, a aussi dû mettre fin à sa soirée de façon prématurée, avec de l’inconfort au niveau du genou gauche.

La séquence :

Adrian Wojnarowski d’ESPN a d’abord rassuré Philadelphie en rapportant que l’IRM (radiographie) de Simmons avait porté des résultats négatifs et qu’il n’y avait pas d’inflammation, donc pas d’inquiétude à avoir.

Malheureusement, les rapports du lendemain avaient un poids un peu plus lourd. Nous apprenions que le meneur souffre d’une subluxation, ou dislocation partielle, de la rotule.

Suivant cette nouvelle, une bombe frappe l’organisation des 76ers. Big Ben décide de laisser Orlando derrière et quitte pour l’état de New York où le joueur étoile subira une opération visant à retirer des « corps flottants » de son genou.

C’est donc maintenant une certitude : la saison de Ben Simmons est officiellement terminée, et encore beaucoup d’incertitude persiste concernant son statut en vue du lancement de la prochaine saison, devant connaître son début près du 1er décembre 2020.

Brett Brown et ses hommes devront vraisemblablement se préparer à un parcours éliminatoire sans leur meneur de jeu principal et deuxième plus grand atout.

Mais qu’en est-il du premier? Jojo sera-t-il disponible en séries?

Tout indique présentement que la réponse à cette question est positive. Pas de panique, Embiid devrait être de retour d’ici peu, car sa blessure à la cheville n’est considérée que mineure.

Le nombre exact de matchs qui verront Embiid relégué aux lignes de côtés est toujours inconnu. Une supposition éduquée voudrait que le pivot ne s’absente que pour deux ou trois joutes, mais nous ne pouvons prédire ni le futur, ni les intentions des Sixers.

Car, bien sûr, la blessure de Joel est réelle, mais si l’état-major de Philly a de différents plans en tête pour sa vedette – des plans qui incluent encore plus de temps de repos – on pourrait ne revoir Embiid sur les parquets que lorsque les séries éliminatoires seront à nos portes, sous prétexte d’une blessure grave.

Certains pourraient même ajouter que ce serait la meilleure décision à prendre chez les 76ers que de ne plus faire jouer le centre de 26 ans, pour les trois matchs de classement restants. C’est à considérer, puisque les chances que Philadelphie s’approprie la 5ème position dans l’Est (appartenant au Pacers) sont minces (merci, TJ Warren). Néanmoins, ces rencontres permettraient à Embiid de poursuivre sur sa lancée déjà phénoménale dans la bulle.

En effet, si la franchise de la ville de l’amour fraternelle affiche trois victoires et deux défaites au tableau d’Orlando, c’est grâce à sa pièce maîtresse.

Joel Embiid récolte les moyennes suivantes depuis le retour au jeu : 30 PTS, 13.5 REB, 3.3 AST et 1.3 BLK par match en tirant le ballon à 54%. Ces moyennes n’incluent pas les statistiques du dernier match, contre Portland, lorsque Joel n’était sur le terrain que pour cinq minutes.

En séries, tout reposera donc sur les épaules du gaillard de 7 pieds 1 pouce. Son acolyte Simmons ne sera pas là pour manufacturer des jeux offensifs pour autrui, alors beaucoup de ces positions offensives verront le ballon dans les mains d’Embiid.

Il pourra finalement démontrer de quel bois il se chauffe, en tant qu’option #1 pour une période de temps prolongée, et les éliminatoires de 2020 seront un test grandiose pour le centre qui veut prouver sa dominance en tant que meilleur du circuit à sa position.

De toute façon, le partenariat peu naturel de Embiid et Simmons peinait à cliquer définitivement. Nous verrons bien quels atouts Brett Brown cache dans son chapeau, maintenant qu’il devra construire ses schémas avec des point guards plus « traditionnels », comme Raul Neto.

Josh Richardson et Shake Milton seront là aussi pour agir comme manieurs de ballons, au besoin. Cependant, même le génie défensif de Matisse Thybulle ne peut remplacer le talent brut de Big Ben en tant que défenseur périphérique. C’est peut-être ce que les Sixers manqueront le plus en l’absence de leur leader, côte-à-côte avec sa vision du jeu phénoménale.

Bien que la concession de la Pennsylvanie ait bien fait dans la bulle, il y a de gros nuages à l’horizon, car les 76ers sont en voie de faire collision avec les Celtics de Boston au premier tour. Ce match-up de grands rivaux de conférence sera sans doute l’un des plus divertissants.

Mais finalement, ce ne sont plus les prétendants desquels on parlait avec tant de confiance, en début de calendrier régulier.

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Liam Houde
Liam a gradué en journalisme au Collège La Cité, à Ottawa. Il aime marier son amour de la rédaction avec sa passion pour le basketball et son objectif est de faire du Québec un endroit où ce sport est un élément clé de la culture.
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