La loyauté de Lillard est sans précédent

Damian Lillard des Trail Blazers de Portland est connu pour son inconditionnelle loyauté envers la franchise et la ville qui l’a repêché et accueilli. En huit ans de service à Portland, Lillard a eu un impact immense sur la culture sportive et artistique de la ville et de l’état de l’Oregon, alors qu’il s’inspire d’autres superstars qui sont restées loyales à leur première destination comme Kobe Bryant, Tim Duncan et Dirk Nowitzki. Mais ce que plusieurs ne savent pas, c’est que la fidélité du point guard de l’équipe va au-delà de ce que la majorité pourrait croire, et son ancien coéquipier Earl J. Watson nous explique pourquoi.

L’ancien point guard ayant voyagé au travers des États-Unis grâce à la NBA n’a peut-être côtoyé Dame qu’au cours d’une saison à Portland, mais ce dernier a agi comme mentor au jeune joueur étoile depuis. C’est pourquoi lorsque Lillard s’est fait approcher par une (ou plusieurs) autres concessions lorsque son contrat de recrue arrivait à échéance en 2016, afin de joindre des « super-teams », le meneur actuel des Blazers s’est immédiatement tourné vers Earl Watson.

Le retraité lui avait alors demandé quelles étaient ses intentions et le numéro 0 n’a pas hésité avant de répondre.

« Big EJ, je veux rester à Portland, construire ici avec mes coéquipiers et défaire chacune de ces super-teams. » aurait dit Damian Lillard au téléphone à son ami de longue date. Ce dernier aurait ensuite répliqué avec : « Les vrais feront ce que les autres ont peur d’endurer. »

C’est une belle leçon de résilience et de foi que nous offrent Lillard et Watson. Contrairement aux méthodes employées par certains clubs comme le Heat de Miami en 2010 avec LeBron James, Dwyane Wade et Chris Bosh ou les Warriors de Golden State en 2017 avec Stephen Curry, Kevin Durant et Klay Thompson, Damian souhaite gagner de façon pure et naturelle.

Earl J. Watson poursuit par le biais de son compte Twitter en ajoutant que les médias sont partiellement à blâmer pour l’union répétée de super-vedettes sous de mêmes toits. Il soutient que les gros noms font face à une trop grande pression de la part des médias, mettant au jour l’option d’une super-team comme étant la seule méthode efficace, de nos jours.

Alors que certains clubs, comme les Raptors en 2019, ont su démontrer que ce n’est pas le cas et qu’une conquête de championnat n’est pas garantie par l’union de stars et qu’elle nécessite en fait plusieurs éléments clés, Dame D.O.L.L.A. tient à prouver cette théorie davantage.

Cependant, ce n’est pas avec des performances comme celle de jeudi de la part des siens que le trophée du Larry O’Brien déambulera les rues de Portland de sitôt. Tout-de-même, le leader incontesté et meilleur joueur des Blazers est présentement sur une mission, à en juger par le rythme auquel il marque ses paniers. Tout simplement ahurissant.

Au fil de ses cinq dernières apparitions sur les parquets (n’incluant pas sa plus récentes défaite face au Lakeshow) le point guard élite maintient environ des moyennes de 45 PTS, 4 REB et 9 AST en tirant le ballon à 55% et à 48% de la ligne de trois points.

Nous verrons bien si le « Dame Time » durera encore longtemps ou si la flamme qui fait briller Portland s’éteindra au premier tour alors que la saga Lakers-Blazers se poursuit dès demain, samedi le 22 août, à 20h30.

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Liam Houde
Liam a gradué en journalisme au Collège La Cité, à Ottawa. Il aime marier son amour de la rédaction avec sa passion pour le basketball et son objectif est de faire du Québec un endroit où ce sport est un élément clé de la culture.
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