Match #3 Raptors vs Celtics: 4 choses à retenir

À l’instar du deuxième match de la série, les deux équipes se sont livré une chaude lutte, mais cette fois, l’issue allait être scellée littéralement à la dernière seconde. Voici ce qui est à retenir:

Marque finale: TOR 104 – BOS 103

4 choses à retenir:

O-G-OH-MY!!! | Les mines sont basses dans le caucus du temps mort. On vient de livrer toute une bataille, mais on a une fois de plus laissé filer l’avance. Il reste 0,5 seconde au tableau et Boston est en avance 103-101 après avoir brisé l’égalité sur un panier facile et une savante passe de Kemba Walker.

On écoute les consignes de l’entraineur, mais on sait qu’il faudrait un miracle pour marquer, et gagner, et survivre. Jamais dans l’histoire de la NBA une équipe n’est revenue de l’arrière 0-3 dans une série.

Kyle Lowry concède plus de deux têtes en hauteur à Tacko Fall à qui il fait face pour mettre le ballon en jeu. On bouge d’un côté du terrain pour tenter de libérer VanVleet, mais la limite des cinq secondes ne sera peut-être pas suffisante pour le faire.

C’est alors que Kyle Lowry aperçoit OG Anunoby, fin seul dans le coin opposé du terrain. C’était le plan, créer une diversion pour faire oublier le joueur le plus silencieux de l’équipe dans son coin. Un lobe qui aurait bien pu toucher le plafond, bien plus bas que ceux d’arénas réguliers de la ligue, se rend finalement à lui. Il décoche, s’accroupit, observe le ballon pénétrer l’anneau et, du même coup, donne un second souffle à la saison et aux espoirs de son équipe. Wow.

Et bien sûr, OG étant qui il est, en guise de célébration, se tourne vers le banc des siens et commence à marcher d’un pas des plus ordinaires, sans même laisser paraître la moindre émotion jusqu’à ce que ses coéquipiers se ruent sur lui.

UN DUEL DE POINTE | Tout le monde s’attendait à voir les Raptors sortir en lion. Ils sont les champions en titre, ils sont reconnus pour leur résilience et leur expérience. Or, ce fut la mission d’un seul homme en première demie. Pendant que Powell, VanVleet et Siakam ne marquaient que 5 points combinés au premier quart, Kyle Lowry (31 PTS, 6 REB, 8 AST) a été la meilleure version de lui-même. Il a porté l’équipe sur son dos malgré ses cinq fautes personnelles. Le capitaine a marqué 10 des 14 premiers points de son équipe et a fait la passe décisive à Marc Gasol pour les deux autres paniers. Tout au long de la rencontre, n’étant pas en parfait contrôle de son tir de 3 points, il a attaqué le cœur de la défense pour finir avec panache sous le panier de Boston.

Kemba Walker (29 PTS, 3 REB, 3 AST) n’a certainement pas la hargne ou la robustesse de Lowry, mais son impact sur la rencontre a certainement été aussi remarquable. En plus de servir la passe qui aurait pu être celle de la victoire, tel que mentionné plus tôt, il a exploité la lenteur des Gasol et Ibaka sur les écrans de ses propres pivots. Il arrivait à les contourner avec aise pour lancer ou attirer la défensive.

LA RÉPONSE DE PASCAL | Pour la première fois de sa carrière, les performances de Pascal Siakam semblent être sur une pente descendante. Le joueur s’étant le plus amélioré de la saison dernière a commencé cette année en force dans le rôle de première option offensive de l’équipe, mais ne semble pas avoir trouvé son rythme dans la bulle. Ajoutez à ses ennuis personnels le fait que Jaylen Brown semble le lire comme un livre ouvert défensivement et on se retrouve devant une situation problématique pour cette équipe en manque d’attaque. Il est présentement incapable de créer ses propres chances de marquer. Ses lacunes avec le drible sont particulièrement exposées quand il fait face à un défenseur qui peut contrer sa longueur.

N’en reste pas moins que les Raptors auront besoin de lui pour gagner. Ses 17 points marqués ce soir sont presque tous le résultat d’un jeu qu’il n’a eu qu’à compléter après un bon mouvement sans le ballon de sa part. Il devra donc trouver les espaces ouverts, couper au panier et devancer tout le monde en transition.

JOUER POUR GAGNER, OU POUR NE PAS PERDRE | Une stratégie fort efficace dans le monde du soccer est de protéger une avance en conservant la possession du ballon et en étant très conservateur avec celui-ci. Probablement par nervosité, les Raptors semblent vouloir l’adopter chaque fois que le vent tourne en leur faveur dans cette série. Ce fut le cas à la fin d’un autrement excellent troisième quart au match #2 et encore une fois à la fin du match #3.

Après avoir commencé le dernier quart sur une lancée 7-0 en étant agressifs et en faisant circuler le ballon rapidement, ils ont bousillé leur mince avance de 95-91 en changeant complètement leur fusil d’épaule. Le festival du 1 contre 1 à la fin du chronomètre des tirs a permis à Boston de faire, à son tour, une poussée de 8-0. Ce relâchement a mis la table à une fin de match mémorable, mais qui aurait pu être évitée.

BONUS: LANCÉS MOUS | Nick Nurse a vertement critiqué le travail des arbitres après la précédente rencontre. Il concevait mal la disparité de lancés francs tentés entre les deux équipes. Si la différence fut moins notable dans ce match (BOS 21 vs TOR 16), il en revient quand même à ses joueurs de les faire compter. Sa troupe n’en a réussi que 9 pour une efficacité de 56,3%. De quoi faire courir des allers-retours même à une équipe de secondaire 4.

La remarque de mon épouse

« Je pense que ça fait 20 fois que je regarde la reprise. »

Marie-Laurence

Joueur du match de Toronto

KYLE LOWRY 31 PTS, 6 REB, 8 AST

Joueur du match de Boston

KEMBA WALKER 29 PTS, 3 REB, 3 AST

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Éric Choquette
Quand on va avoir une équipe de la NBA à Montréal, est-ce que je devrai mettre une croix sur mon amour des Raptors?
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