James Harden croit être près du but

Un commentaire qui a le poids de plusieurs, James Harden des Rockets de Houston semble encore avoir confiance en le groupe de joueurs qui complètent la formation des Rockets, présentement, à Houston. Suite à une élimination brutale en cinq rencontres face aux Lakers de LeBron James, The Beard souhaite rappeler à tout le monde qu’il n’est pas très loin d’atteindre son but. Mais pourquoi est-ce qu’on a une impression de déjà-vu?

Une requête déraisonnable?

Malgré le nuage de démoralisation qui plane actuellement au-dessus de l’organisation des Rockets – suite à son élimination humiliante au deuxième tour – Harden y va d’un commentaire rempli d’espoir, en s’adressant aux membres des médias :

« Il ne nous manque qu’une pièce. »

Il ne serait pas faux d’affirmer que James parle ici d’une troisième vedette qui viendrait potentiellement s’ajouter au noyau afin de former un Big Three. Vedette qui, selon la star actuelle des Rockets, viendrait offrir un coup de pouce suffisant pour apporter un championnat de la NBA à Houston. C’est ce qu’on comprend par cette citation, mais nous avons entendu ce refrain bien souvent par le passé faire écho au Texas.

En premier lieu, cette affirmation pourrait sonner incongrue à l’oreille du partisan moyen, puisque déjà, le duo James Harden et Russell Westbrook n’a pas démontré qu’il pouvait fonctionner adéquatement sur une base régulière. Les deux hommes qui requièrent la possession du ballon en vue d’être efficaces sont des étoiles au niveau d’utilisation ridiculement élevé et la combinaison est déjà considérée comme imparfaite.

C’était possible d’en être témoin en séries éliminatoires, principalement face aux Lakers, lorsque le binôme ne cliquait tout simplement pas : le numéro 13 de l’équipe – qui ne se force même plus à se déplacer off-ball – a besoin du ballon en sa possession pour marquer et manufacturer pour autrui, il en va relativement de même pour le numéro 0.

De la part de James, faire la demande à Daryl Morey et l’état-major de la franchise d’aller se procurer un autre gros nom devient une requête insensée, principalement parce qu’un autre joueur high-usage n’est pas la solution, et aussi parce que la situation monétaire des Rockets ne peut pas le permettre.

Imaginez un autre marqueur étoile, ou un joueur qui aime mener des possessions, qui débarque chez la concession du Texas et qui doit maintenant partager le ballon avec Russ et Harden. C’est la recette parfaite du désastre; des tensions pourraient facilement se créer et le rendement d’une telle stratégie s’avérerait possiblement néfaste.

De plus, la paire mérite, respectivement, plus de 40 millions de dollars par année, jusqu’en 2023 et les deux athlètes empocheront des salaires annuels supérieurs à 46 millions lors de la campagne 2022-2023. Alors que les joueurs de rôle qui complètent l’alignement partant et le banc du club évoluent sous des contrats ayant de bonnes valeurs, Eric Gordon fera quand même jusqu’à 20 millions de dollars par année, jusqu’à la même date, Robert Covington est payé à une fréquence annuelle d’environ 12 millions et PJ Tucker demande près de 8 millions.

La fin d’une ère

Quelqu’un devrait annoncer à The Beard que l’acquisition d’une autre superstar ou pièce qui s’y apparente est loin d’être le remède aux mots persistants des Rockets. Daryl Morey et Tilman Fertita sont des businessmen d’expérience, le directeur ainsi que le gouverneur du bateau savent quand une dose de changement est la bienvenue. C’est, entre autres, pourquoi Mike D’Antoni a quitté la franchise il y a quelques jours pour aller explorer de nouveaux cieux en tant qu’entraîneur-chef autonome. Plus de détails ici :

Ce remaniement n’a toujours pas fait ses preuves, mais on peut comprendre que la stratégie des Rockets aura une saveur bien différente à compter de la saison 2020-2021. Notamment, le small ball (maintenant qualifié de micro-ball, à l’occasion) pourrait être chose du passé, mais il ne faut pas en être convaincu si rapidement. Morey à laissé savoir dans le passé qu’il était un grand fan de ce stratagème avant-gardiste et se concentrera fort probablement sur la recherche de nouvelles méthodes afin de poursuivre l’utilisation de ce schéma.

Si D’Antoni était l’incarnation vivante de l’offensive périphérique rapide et volumineuse, c’est maintenant devenu une partie intégrante de l’identité de la franchise de H-Town et dès lors, celle de son joueur vedette. Le coach émérite n’a donc pas emporter son offensive brevetée avec lui dans sa valise, à son départ.

Houston, nous avons un Westbrook

Décidément, les Rockets de Clutch City auront des ajustements à apporter à tous les niveaux du club, pas seulement au chapitre de l’entraîneur, mais un certain degré de continuité sera ressenti, après tout. Nommément, Russell Westbrook portera à nouveau l’uniforme de la concession l’an prochain, au bonheur de certains et au malheur d’autres.

Le point guard à l’athlétisme exubérant a connu une récession significative en séries éliminatoires, au sein de la bulle d’Orlando. L’ancien MVP de la NBA soutient qu’il n’était pas au plein de sa forme depuis son retour lors du premier tour contre le Thunder, suite à une réhabilitation de blessure au quadriceps.

Écoutez Russ parler de son ajustement précipité, juste après l’ultime match #5 de la série face au Lakeshow :

Ceci dit, Westbrook a été une nuisance à son équipe sur toute la ligne, voici ses statistiques moyennes, par match, en huit apparitions au fil des éliminatoires, en comparaison avec ses moyennes lors du calendrier régulier :

STATISTIQUESÉRIES ÉLIMINATOIRESSAISON RÉGULIÈRE
Points17.927.2
Passes Décisives4.67
Rebonds77.9
Interceptions1.51.6
Minutes Jouées32.736
Revirements3.84.5
+/--37N/A
FG%42%47.2%
FGA17.522.5
3P%24%25.8%
3PA4.13.7
FT%53.2%76.3%

Ces statistiques parlent d’elles-mêmes, et si son équipe aura à connaître des ajustements, un Russell en train de vieillir devra lui aussi y songer fortement. C’est une nécessité, s’il souhaite permettre au couple Westbrook/Harden d’atteindre son plein potentiel. Nous en aurons plus sur le dossier des Rockets, et sur leur chasse à l’entraîneur, alors que tout ça se développe.

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Liam Houde
Liam est étudiant en journalisme au Collège La Cité, à Ottawa. Il aime marier son amour de la rédaction avec sa passion pour le basketball et son but principal est de faire du Québec un endroit où ce sport est un élément important de la culture.

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