Plus que trois postes d’entraîeurs-chefs de libres

Même si ni le repêchage, ni le marché des joueurs autonomes n’ont toujours eu lieu et même si nous n’avons pas l’impression d’y être, nous sommes bel et bien en pleine entre-saison dans la NBA. Cependant, tout ce dont les amateurs ont pu se mettre sous la dent jusqu’à présent sont des rumeurs ainsi que des congédiements et embauches d’entraîneurs. Dans la foulée de cette vague qui a justement vu plusieurs coachs être démis de leurs fonctions, il ne reste maintenant que trois postes de libres comme entraîneur-chef de la NBA, à la suite de l’embauche de Nate Bjorkgren à la barre des Pacers de l’Indiana.

Voici une évaluation des trois options qui se présentent maintenant aux entraîneurs autonomes qui sont à la recherche d’un emploi, en ordre de la meilleure à la pire.

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Photo : Andrew D. Bernstein/Getty Images

1. Le Thunder d’Oklahoma City

La plus grande surprise de la conférence de l’Ouest en 2019-2020 présente plusieurs atouts intéressants à quiconque voudrait tenter sa chance comme capitaine de navire et, surprenamment, c’est de ce club qu’on entend le moins parler dans la conversation traitant la recherche d’entraîneurs.

Toutefois, ce qui rend cette option aussi alléchante, c’est le nombre pharamineux de choix de repêchages que OKC possède dans ses coffres, pour les années à venir. Avec un nouveau regard, la transaction de Paul George qui l’envoyait à L.A. aura bénéficié davantage le Thunder que les Clippers, au final.

Incluant les picks aussi récoltés lors de l’échange pour Westbrook, Oklahoma City possède donc un total de 13 choix + trois possibilités de permutations de choix, au fil des sept prochains encans.

La franchise de l’Ouest a donc le luxe de se départir de quelques uns de ses choix afin de tenter d’entrer en prétention bientôt par l’acquisition d’un vedette, ou elle peut les conserver et poursuivre une reconstruction patiente, tout en développant ses jeunes joueurs.

Peu importe, les options sont là pour Sam Presti et l’état-major de la concession.

Une chose est sûre cependant, le prochain entraîneur-chef qui viendra mener le Thunder devra démontrer de l’enthousiasme par rapport à la jeunesse imminente qui saturera l’équipe et il devra faire preuve de patience tout en étant axé sur le développement.

Le trou à combler d’OKC pourrait donc constituer l’opportunité d’une vie pour une jeune coach qui tient à faire ses preuves. Tout comme l’ont fait les Pacers avec Nate Bjorkgren, le Thunder pourrait très bien prendre la route de l’innovation en choisissant un entraîneur peut-être moins connu, possiblement un adjoint sous la tutelle d’un autre chef d’orchestre. Après tout, cette stratégie a porté ses fruits pour Nick Nurse et les Raptors.

2. Les Pelicans de la Nouvelle-Orléans

Qui ne voudrait pas être en charge de la croissance de Zion Williamson, tout en obtenant des sièges VIP de première rangée pour assister à tous ses matchs?

À première vue, la fonction d’entraîneur-chef des Pels peut sembler comme la job de rêve. Par contre, elle vient avec beaucoup plus de pression que certains pourraient initialement anticiper, c’est pourquoi cette affectation ne figure pas au sommet de notre liste.

Le phénomène Zion vient avec son lot d’attentes pour un gérant de banc qui doit s’assurer de son épanouissement, tout en évitant les blessures et en permettant un développement adéquat. Il ne faut pas lui accorder trop de minutes, mais il ne doit pas non plus être dans l’ombre de ses pairs… Bref, c’est un équilibre difficile à atteindre que d’être le coach d’un jeune joueur polarisant comme Williamson.

Néanmoins, si tous les critères sont rencontrés et que l’équipe connaît du succès, l’homme (ou la femme) choisi pour devenir le prochain mentor des Pelicans aura son nom associé pour toujours aux premiers succès du grand Zion. Mais il faut faire attention pour ne pas qu’un scénario à la Anthony Davis ne se reproduise. Encore une fois, c’est une question d’équilibre…

L’avenir de la Nouvelle-Orléans est toutefois assez prometteur car, tout comme l’organisation d’Oklahoma City, David Griffin et la franchise de la Louisiane ont accès à une impressionnante banque de choix aux prochains repêchages, en plus d’un Brandon Ingram en pleine ascension.

Comme prochain entraîneur-chef, quiconque est engagé chez les Pelicans se verra chargé d’implanter un meilleur système défensif, puisque malgré une offensive digne du top 5 de la ligue cette année, les Pels n’ont pas été en mesure de goûter aux séries.

Cette offre d’emploi implique donc un mandat plein de défis mais aussi beaucoup de plaisir et de grandes opportunités. Jusqu’à présent, c’est Mike D’Antoni, ancien entraîneur-chef des Rockets, qui serait le plus intimement lié à cette position.

3. Les Rockets de Houston

Parmi les trois formations toujours sans chef d’orchestre, c’est celle des Rockets qui a connu le changement le plus drastique. Mike D’Antoni n’était pas qu’un coach à Houston, il complétait une identité. Cette identité, parachevée par Daryl Morey qui a aussi quitté le navire et par James Harden la pièce de résistance, ne sera plus la même suivant le départ de l’entraîneur italo-américain.

Le small ball, le schéma ultra-offensif axé sur la vitesse, l’utilisation historiquement haute du tir à trois points, les idées modernes et les stratégies centrées sur Harden sont tous des éléments clés de ce que représentait le basketball des Rockets au fil des dernières années. Sans tout ça, les prochaines éditions de l’équipe auront un air presque étranger aux yeux des partisans de la franchise.

Ça pourrait être pour le meilleur… ou pour le pire.

Dans tous les cas, l’entraîneur qui tentera sa chance à la barre du club en 2021 aura lui aussi à trouver un équilibre presque impossible à concocter. Le mandat : injecter une dose de nouveauté dans les méthodes de l’équipe tout en conservant (au minimum) un semblant de tradition afin de ne pas trop débalancer James Harden et ses acolytes.

De plus, alors que l’attrait de deux vedettes comme Russell Westbrook et The Beard peut facilement amadouer un coach, il faut rappeler que le duo d’hommes âgés de 31 ans est un puzzle à résoudre, pas une main gagnante.

Avec des contrats s’additionnant pour un total de 264 millions de dollars au cours des trois prochaines années, la paire est probablement là pour rester et si le prochain entraîneur de la franchise souhaite la mener vers la Terre promise, il faudra trouver une façon de le faire avec les deux superstars aux égos d’envergure.

C’est un défi que seulement les plus téméraires sauront braver. Justement, cette liste de candidats inclut les noms de Sam Cassell, Jeff Van Gundy et John Lucas. Ces deux derniers n’ont pas porté le chapeau d’entraîneur-chef depuis 13 ans et 17 ans, respectivement. Il y aura donc encore beaucoup de suspens avant de connaître le prochain maestro qui prendra place derrière le banc de Houston.

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Liam Houde
Liam a gradué en journalisme au Collège La Cité, à Ottawa. Il aime marier son amour de la rédaction avec sa passion pour le basketball et son objectif est de faire du Québec un endroit où ce sport est un élément clé de la culture.
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