LeBron James : La richesse d’un roi

Dès son arrivée au sein de la grande ligue en 2003, il était clair aux yeux de tous qu’un jeune LeBron James électrisant était pour connaître une carrière mémorable. Cependant, personne n’aurait alors pu prédire qu’un garçon sorti d’Akron, en Ohio, était pour un jour avoir un impact d’une telle magnitude : le King est aujourd’hui parmi les athlètes les plus influents aux États-Unis. Le véritable icone qu’il est devenu – même au-delà de l’univers sportif – représente un plafond de verre que bien peu ont réussi à briser; et la fortune qu’il a amassée au passage est tout aussi singulière. Voici comment James est parvenu à devenir l’un des hommes les plus prospères de l’histoire du sport, un investissement à la fois.

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Photo : Ezra Shaw/Getty Images

Si on ne jette qu’un coup d’œil à ses revenus bruts qu’il s’est mérité en mettant un ballon dans un panier, c’est plus de 400 millions de dollars américains, au total, qu’a gagné LeBron au fil des ses 17 ans de carrière. Évidemment, la star des Lakers, qui vient tout juste de paraffiner une nouvelle entente avec la franchise hollywoodienne, a dépensé d’énormes portions de cette somme totale.

Après tout, on parle ici d’un athlète qui investit plus d’un million $ par année dans son corps (chefs, nutritionnistes, entraîneurs, physiothérapeutes, masseurs, acupuncteurs, médecins spécialistes, etc.) et qui peut se vanter d’être le propriétaire de trois maisons manoirs tous plus imposants les uns que les autres. Cela dit, James présente tout de même une valeur nette estimée à environ 480 M$, selon Forbes.

Il aurait présentement plus d’argent que le montant total qui lui a été versé comme salaire dans la NBA. Comment est-ce possible?

La réponse est simple, il suffit d’investir beaucoup, mais surtout : d’investir intelligemment.

1. Tiger Woods800 M$
2. Floyd Mayweather505 M$
3. LeBron James480 M$
4. Cristiano Ronaldo460 M$
5. Roger Federer450 M$
Valeurs Nettes Estimées (Forbes)

Figurant au troisième échelon de la hiérarchie des hommes les plus nantis du milieu athlétique, le « Kid from Akron » s’est servi d’une série d’investissements réfléchis pour s’y hisser, faisant de lui un homme d’affaire rodé qui n’a pas fini de faire fructifier ses dollars.

Des bons coups et des échecs

Lorsqu’on bénéficie du talent – et de la conséquente popularité qui l’accompagne inévitablement – de LeBron James, une pluie d’offres de commanditaires et de partenaires est certaine de s’abattre. La clé pour naviguer cette marée de propositions alléchantes est de ne choisir que les plus sûres.

Le visage de la NBA a beau être comparé à un dieu, il est toujours humain; certaines des décisions financières qu’il a prises sont donc affublées de points d’interrogations, encore à ce jour. D’autres, qui étaient sèchement questionnées à l’époque, sont aujourd’hui perçues comme des coups de génie.

Un parfait exemple de ces paris osés qui ont finalement rapporté gros est celui du célèbre dossier McDonald’s. La chaîne de restauration rapide était une alliée bien généreuse de LeBron pendant quelques années, avant qu’il ne tourne le dos au géant américain, laissant plus de 15 millions de dollars sur la table. Plusieurs se demandaient s’il avait perdu la tête.

Nous apprenions en 2012 que cette décision avait été complétée dans le but de plutôt investir dans une chaîne de pizzerias – alors très méconnue – nommée Blaze Pizza. C’est là que LeBron a frappé l’or. La franchise connaît l’une des croissances les plus rapides de tous les temps dans le monde de la restauration rapide, selon Hello Stakes.

Un investissement d’un million $ de la part du King et de ses conseillers s’est métamorphosé et représente maintenant une valeur de 25 M$.

Néanmoins ce n’était pas son seul bon coup. D’ailleurs, c’est loin d’être le seul. Plusieurs amateurs de sports savent que LBJ s’est procuré 2% des parts du club de soccer britannique Liverpool, mais ce que plusieurs ignorent, c’est que ces actions qui valaient au départ 6,5 M$ ont fructifié jusqu’à équivaloir à 43 M$.

Ses partenaires incluent également certaines des plus prospères entreprises au monde comme Nike, Coca-Cola (rappelez-vous ses publicités discutables avec Sprite), Kia Motors, Verizon et même Dunkin Donuts. Les parts qu’il a le luxe d’acheter chez chacun de ses alliés financiers ont une valeur inestimable (non, sérieusement, c’est presque impossible à quantifier). Il a même lancé ses propres livres pour enfants!

Toutefois, le meilleur investissement de la carrière de James n’est pas dans un livre de 32 pages à 10,99$ sur Amazon, ni dans un Sprite de Noël à saveur de canneberges. Sa meilleure mise, c’est de loin celle qu’il a placée avec Dr. Dre et sa populaire compagnie d’écouteurs Beats.

Initialement, c’était présumé que la méga-vedette ne touchait qu’une action minime chez Beats. Donc, lorsque Apple a fait l’achat de la compagnie en 2014, LeBron aurait donc reçu 30 M$ en retour. Ce n’est que plus tard que certains rapports ont confirmé que le champion en titre de la NBA était également un investisseur silencieux – et un grand.

En fin de compte, les rumeurs veulent que ce soit plutôt 700 M$ que LeBron ait récolté en 2014. C’est une bagatelle qu’on pourrait qualifier de « générationnelle », à elle seule.

Comme un dicton le dit probablement (ou peut-être pas) : l’argent fait de l’argent. C’est aussi vrai avec le numéro 23 des Lakers qu’avec n’importe quel autre investisseur millionaire sur Terre. Ce qui ajoute une dose aussi touchante à l’histoire de James, cependant, est son degré d’humilité qui la teinte depuis ses débuts.

Il vous le répètera : LeBron n’était qu’un jeune garçon issu d’un milieu défavorisé, dans une banlieue d’Akron en Ohio. Aujourd’hui devenu millionaire, le « Chosen One » n’a pas perdu de sa modestie ou de son altruisme. Avec sa richesse, LeBron James a redonné à sa communauté de la meilleure façon possible, en bâtissant une école de niveau secondaire pour accueillir les adolescents plus démunis d’Akron. Un geste, et une histoire, dignes d’un roi.

– John Wall semble être en pleine forme!

– Un peu de fumée dans le camp Rockets/Harden :

– Paul George et Doc Rivers s’envoient des flèches :

– Si vous l’avez entendu de la bouche de Zion, c’est que c’est vrai :

-Quelques jeunes des Raptors en action :

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Liam Houde
Liam a gradué en journalisme au Collège La Cité, à Ottawa. Il aime marier son amour de la rédaction avec sa passion pour le basketball et son objectif est de faire du Québec un endroit où ce sport est un élément clé de la culture.
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