L’héroïsme de Bradley Beal passe inaperçu

Le bateau des Wizards de Washington est peut-être à la dérive en cette inauguration de saison inhabituelle, mais les efforts acharnés de Bradley Beal ont empêché au navire de couler totalement; du moins, jusqu’à présent. Alors que l’attention de l’amateur moyen est dirigée vers Russell Westbrook, le plus récent recruté des Wiz, c’est plutôt Bradley Beal qui met silencieusement feu aux poudres, une performance remarquable à la fois. La formation de la capitale américaine n’arbore peut-être qu’une fiche de 2-5, bonne pour une 13e place dans la conférence de l’Est, mais les performances offensives de sa vedette méritent d’être soulignées davantage.

En date du 4 janvier 2021, Beal figure au troisième échelon des meilleurs marqueurs moyens par rencontre, dans la NBA. Seulement James Harden et Stephen Curry le devancent, mais ces derniers ne se retrouvent au sommet qu’à cause de données aberrantes; soit une unique performance massive qui fait croître cette moyenne de façon disproportionnée.

Pour James, qui maintient 37 points par match en seulement trois engagements, c’est sa soirée de 44 points qui vient légèrement fausser les résultats. Curry a d’ailleurs grandement aidé son rendement lui aussi avec une récolte de 62 points, dimanche dernier. Sans ces données singulières, Beal, qui a fait preuve d’une constance inouïe, raflerait certainement les grands honneurs du pointeur le plus prolifique du circuit.

Voici sa production offensive en 2020-2021, jusqu’à présent.

MatchPointsRebondsPasses Décisives% de Tir% de Tir à 3 Points
23 déc. @ PHI31235040
26 déc. vs ORL39755840
27 déc. vs ORL2957450
29 déc. vs CHI29434520
31 déc. vs CHI2843420
1er janv. @ MIN31376060
3 janv. @ BKN271053640

Ses 30 points moyens par rencontre ne sont donc pas le résultat de « flukes » de début de saison; Bradley Beal surfe sur une séquence incroyable pour mener les siens, et il le fait avec un rendement très respectable. Malgré quelques combats difficiles où il peinait à trouver l’anneau à partir de l’arche, le shooting guard convertit tout de même ses tentatives totales à une fréquence de 46%.

Or, l’All-Star, entouré d’atouts peu productifs, ne parvient pas à traduire ces récoltes de paniers en victoires pour les siens. L’arrivée de Russell Westbrook est aussi insuffisante à Washington, considérant les statistiques « vides » et les triple-doubles du Brodie qui n’affectent simplement pas le résultat final des matchs.

Malheureusement pour la base partisane de l’équipe, une autre absence des séries éliminatoires pourrait facilement signifier la fin de l’ère Beal en uniforme des Wiz. L’étoile entamera cependant en 2021-2022 la première campagne de sa toute nouvelle prolongation de contrat – d’une valeur de 72 M$ pour deux ans – avant d’ensuite tester les eaux du marché des joueurs autonomes de 2023.

D’ici là, davantage de séquences perdantes pourraient donner lieu à une demande de transaction de la part de Beal. Toutefois, le calendrier actuel est encore jeune. Qui sait quel type de parcours connaîtront les Wizards au fil des mois à suivre?

Alors que le futur de la franchise est couvert d’un voile d’incertitude, le talent de Bradley Beal lui est indéniable. Il est en train de se construire un CV excitant alors qu’il solidifie sa candidature en tant que deuxième meilleur shooting guard sur Terre. Observez son développement de près, Washington ira se mesurer aux 76ers mercredi prochain à 19h00.

Image par défaut
Liam Houde
Liam est étudiant en journalisme au Collège La Cité, à Ottawa. Il aime marier son amour de la rédaction avec sa passion pour le basketball et son but principal est de faire du Québec un endroit où ce sport est un élément important de la culture.
Publications: 683