NBA : Cinq joueurs qui volent sous le radar

Pour construire une équipe aspirante aux grands honneurs, évidemment la présence d’un joueur étoile qui permet de mener l’équipe est primordiale, mais il faut aussi s’armer de bons joueurs complémentaires pour soutenir ces vedettes. Voici un palmarès de cinq joueurs qui sont très efficaces pour leur équipe, sans être une superstar, tel que présenté par Charles Dubé-Brais samedi à l’émission AlleyOop360 au 91.9 Sports.

1 – Joe Ingles, Jazz de Utah

Ingles est l’un des joueurs les plus sous-estimés de la ligue lorsqu’on observe les statistiques avancées. Malgré ses moyennes de 11.9 points, 3.6 rebonds et 4.2 mentions d’aides par match, il est beaucoup plus efficace à son équipe qu’il en à l’air. Il est entre autres au premier rang de la ligue en terme d’efficacité à la ligne de 3 points cette saison pour les joueurs qui tentent plus de cinq tirs par match de cette distance avec 49.4%.

Son QI basket est très élevé et il est excellent sans le ballon. Malgré le fait qu’il ne semble pas être le gars le plus athlétique de la ligue, il sait très bien bouger et se positionner autant en zone offensive que défensive. De plus, son efficacité sur le terrain le rapproche dangereusement du club des 50-40-90 avec des taux approximatifs de 54-49-87 et pourrait même faire partie du club des 50-50-90 s’il continue de surfer sur cette vague. Si on mélange tout ça, son pourcentage efficace du terrain (eFG%) de 71% le place au tout premier rang de la ligue à ce chapitre.

Ingles est un joueur parfait pour combler un rôle complémentaire. Il est également au premier rang de la NBA pour son efficacité offensive avec 136 points générés pour 100 possessions, tout juste devant Ivica Zubac des Clippers. Avec Jingling Joe et des joueurs comme Donovan Mitchell, Rudy Gobert et Mike Conley, ce n’est pas surprenant que le Jazz soit au sommet de la ligue.

2 – Mikal Bridges, Suns de Phoenix

Bridges connaît silencieusement une grosse saison. Sa cote offensive est impressionnante avec 128.27. Ses 11.3 points par match le placent loin du sommet de la ligue à ce chapitre, mais son pourcentage effectif du terrain de 62% le place au 9e rang de la NBA, tout juste derrière Zion Williamson (63%) et devant son coéquipier DeAndre Ayton (61%).

Il fait d’ailleurs partie de la deuxième meilleure équipe de la ligue en termes de pourcentage de victoire, sans avoir une équipe pactée comme les Nets ou les Lakers. C’est là que les joueurs complémentaires comme Bridges font leur partie du boulot. Mis à part Chris Paul, Devin Booker et Deandre Ayton, les Suns ont plusieurs pièces complémentaires qui assurent les succès de l’équipe cette saison, dont Bridges et Jae Crowder.

3 – Clint Capela, Hawks d’Atlanta

Capela est la définition parfaite d’un joueur intérieur, un peu limité en termes de talent pur, mais qui demeure extrêmement efficace à sa position. C’est d’ailleurs l’un des meilleurs protecteurs de l’anneau cette année.

En plus de donner une moyenne de 14.9 points par match, le centre des Hawks mène la ligue au niveau des rebonds par match avec 14.1 devant Rudy Gobert (13.3) et Andre Drummond (13). Il est aussi au 3e rang de la ligue au niveau des blocs par rencontre avec 2.3, derrière Myles Turner (3.5) et Gobert (2.9).

Capela est l’une des plus grandes menaces verticales de la ligue présentement, autant en zone offensive que défensive. Il comprend son rôle et c’est pour cette raison qu’il est aussi important, lui qui s’y limite.

« Il y a des joueurs qui essaient de montrer qu’ils ont développé d’autres habiletés durant l’été, mais finissent par être moins bons, parce qu’en voulant démontrer qu’ils peuvent faire autres choses, ils prouvent qu’ils ne peuvent pas vraiment le faire de façon efficace. Ce n’est pas le cas de Capela. »

Charles Dubé-Brais

4 – Terry Rozier, Hornets de Charlotte

Rozier a souvent été critiqué par les dirigeants qui se demandaient si c’était vraiment un joueur ayant un impact positif sur son l’effectif. Cette saison, il le démontre plus que jamais avec une moyenne de 20.3 points par match avec 4 rebonds et 3.4 mentions d’aide, en plus de son efficacité de 41% à la ligne de trois points.

Son pourcentage effectif du terrain est positif pour la première fois à ses trois dernières saisons. Il ne figure pas parmi les meilleurs créateurs à sa position, mais lorsqu’il est jumelé à un bon fabricant de jeu, comme LaMelo Ball avant sa blessure, ses aptitudes sont grandement amplifiées.

On peut très facilement établir l’argument qu’il connaît une meilleure saison que Kemba Walker, à Boston.

5 – Bobby Portis, Bucks de Milwaukee

Les Bucks sont présentement en bonne position pour les séries, eux qui occupent le troisième rang dans l’Est. Évidemment, l’équipe est menée par Giannis Antetokounmpo, qui a d’ailleurs enregistré sa deuxième performance de 47 points cette saison vendredi soir. Jrue Holiday et Khris Middleton sont aussi de très bons créateurs pour l’équipe. Cependant, Portis est beaucoup plus efficace qu’il en a l’air au sein d’une équipe aspirante.

Le big man des Bucks mène clairement l’unité secondaire de sa formation. Lorsqu’il n’est pas là, elle en arrache grandement. Malgré son gabarit de 6 pieds 10 pouces et 250 livres, Portis a une excellente efficacité pour les tirs de trois points avec 47%, lui qui tente en moyenne 4.2 tirs par match de cette distance.

Pouvant jouer autant au poste de power forward que de centre, Portis va donner à son entraîneur Mike Budenholzer plus d’options en vue des séries éliminatoires. Avec approximativement 11 points, 5 rebonds et 7 mentions d’assistance par rencontre en à peine plus de 20 minutes jouées par match, le remplaçant de Brook Lopez donnera une polyvalence intéressante à l’effectif.

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Michaël Petit
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