Kyle Lowry : «Je veux plus de championnats»

Leader incontesté des Raptors de Toronto, Kyle Lowry s’est adressé aux médias pour une dernière fois cette saison – et peut-être même pour la dernière fois en tant que Raptor – afin de faire le point sur la campagne, somme toute, décevante que vient de compléter son club. Il était notamment question des facteurs qui influenceraient sa prise de décision quant à son statut au sein de l’organisation, ainsi que de l’identité de cette équipe qui ne sera pas des séries éliminatoires pour la première fois en presque huit ans. Kyle devient joueur autonome cet été.

« Je veux plus de championnats. »

– Kyle Lowry

Vu de façon presque unanime comme le plus grand joueur de l’histoire des Raptors, K-Low (ou KLOE) est toujours incertain de son futur proche à Toronto, mais il est catégorique dans son souhait de prendre sa retraite avec plus d’une bague aux doigts – que ce soit à titre de porte-couleurs des Raps ou d’une autre formation.

Lowry, à 35 ans, clame toujours se sentir en forme et prétend avoir encore « beaucoup de basketball en lui ». Son objectif en biais de cette affirmation est donc d’obtenir un contrat à long terme, en vue du marché des joueurs autonomes qui approche. C’est, entre autres, l’un des éléments qu’il considérera lorsqu’il sera venu temps de prendre sa plus importante décision de l’année.

« Pour être honnête, ma famille va être un facteur majeur dans [cette décision]. Aussi, l’argent parle et les années parlent, soyons francs. […] J’en ai encore beaucoup à offrir. »

Loyal à son club, le meneur de franchise en passes décisives totales soutient avoir une bonne relation avec son état-major, particulièrement Bobby Webster, directeur général, et Masai Ujiri, président et gouverneur. Adressant le sujet du presqu’échange qui a fait les manchettes à la plus récente date limite des transactions, Lowry a fait état de la confiance bidirectionnelle entre lui et les dirigeants des Raptors.

Il fait donc mention de la raison pour laquelle il n’a pas demandé d’être transigé à cette rocambolesque date butoire.

« J’avais fait un engagement. […] J’ai amorcé la saison et ai dit que je voulais être avec ces gars. […] Je suis un homme de parole, et je fais confiance à la prise de décision de Bobby et Masai, puis ils ont décidé de ne pas [faire d’échange]. Il y avait de la communication ouverte. »

Si Kyle est synonyme de l’identité des Raptors depuis son arrivée il y a neuf ans, sa propre définition de celle-ci – en parallèle avec la présente édition de l’équipe – ne pourrait pas être plus juste.

« Je crois que la façon de faire des Raptors est de travailler, toujours travailler. […] Une chose qui définit notre équipe est que nous sommes tissés serrées. Nous voulons voir tout le monde connaître du succès. Lorsqu’on a une franchise gagnante, nous voulons que ça perdure. C’est ça, la culture des Raptors. »

Lowry a déjà avoué à plusieurs reprises, comme l’ont fait plusieurs de ses collègues, s’ennuyer de la ville de Toronto. Alors qu’un nuage d’incertitude plane toujours au-dessus de la question : « où les Raptors disputeront-ils leurs matchs à domicile en 2021-2022? » l’optimiste partisan vous dira qu’il souhaite voir le Scotia Bank Arena présenter les joutes du We the North, et que le meneur Kyle Lowry sera à bord du navire pour cette saison qui en sera une de rédemption, en quelque sorte.

Or, seul le temps sera en mesure de nous apprendre si Lowry a joué son dernier match chez les Raps, ou si le conte de fée n’est pas terminé. Le numéro 7 s’est démarqué cette saison enregistrant 17.2 PTS, 5.4 REB, 7.3 AST et 1.0 STL par rencontre en 34.8 minutes de jeux en moyenne, au travers de 46 matchs disputés.

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Liam Houde
Liam a gradué en journalisme au Collège La Cité, à Ottawa. Il aime marier son amour de la rédaction avec sa passion pour le basketball et son objectif est de faire du Québec un endroit où ce sport est un élément clé de la culture.
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