Masai Ujiri : «Je vais appeler Trudeau pour lui dire qu’on doit jouer à Toronto l’an prochain»

Tout comme l’a fait Kyle Lowry mardi, le président des Raptors de Toronto s’est aujourd’hui adressé aux médias pour la dernière fois de la présente campagne, et peut-être même pour la dernière fois en tant que membre de l’organisation torontoise. Idem à son collègue, meneur de jeu du club, le contrat de Ujiri prend fin cet été, lui valant conséquemment le statut d’agent libre ou, dans ce cas-ci, de « dirigeant autonome ». Effectuant un retour sur cette décevante saison qu’était 2020-2021 pour son équipe, Masai s’adonne également à l’exercice de projection dans le futur (proche), autant personnel que collectif, en traitant notamment du sujet chaud entourant sa franchise : « où les Raptors disputeront-ils leurs matchs à domicile en 2021-2022? »

Une chose est sûre : ni le directeur, ni personne au sein de l’organisation ne souhaite jouer ailleurs qu’à Toronto. En fait, l’homme d’affaire aux origines Nigérianes ira même jusqu’à faire affaire avec le premier ministre du Canada pour exhausser ce vœu, a-t-il admis en blague.

« Je vais appeler [Justin] Trudeau maintenant et lui dire que nous devons absolument [jouer à Toronto l’an prochain]. »

– Masai Ujiri

Les Raptors sont prêts à laisser Tampa Bay – qu’ils ont pu qualifier de demeure temporaire pour tout 2020-2021 – derrière, pour de bon.

« Je pense que le gouvernement [canadien] sait ce qu’il doit faire, a ajouté Ujiri, nous n’avons aucune intention de jouer nulle part ailleurs. […] Tampa a été très accueillante, mais comme l’a dit Freddy [VanVleet], ‘Tampa n’est pas Toronto’. »

Aussi chaleureuse qu’a pu être la ville de Floride, les succès de l’équipe n’en ont pas été affectés de manière positive; les Raps terminent le calendrier régulier en 12e position du tableau de l’Est, avec un bilan de 27-45, soit leur pire depuis 2012.

« C’était une année difficile. C’était très drainant au niveau mental […] Nous avons été désavantagés par le [déménagement]. Le déplacement était un échec. »

N’ayant même pas obtenu la chance de participer au tournoi de play-in, l’unique franchise canadienne de la NBA a déçu bon nombre de ses partisans, et le capitaine du navire est devenu l’objet de ces mécontentements et ces questions.

« Tout le monde me demandait : ‘pourquoi ne pas avoir tenté de faire le play-in?’ Play-in pour quoi? Nous voulons gagner un championnat ici, a avoué Ujiri, tout repose sur la conquête d’un championnat. Tout le monde a oublié ce qui s’est produit il y a deux ans. Oui, nous avons gagné. Tout le monde s’en fiche maintenant. Nous voulons en gagner un autre, pas jouer dans un play-in, pas jouer en séries éliminatoires, mais gagner un championnat. »

Le dirigeant émérite a suivi ces fortes affirmations en traitant d’une question plus personnelle, celle de sa décision à venir quant à son futur à Toronto. Il rassure, comme n’importe quel homme d’affaire sait le faire, qu’aucun choix n’a été fait, en vue de sa plus importante décision de l’année. Ses prochaines conversations avec le groupe de propriétaires, principalement MLSE, détermineront si Masai « sera de retour à Toronto l’année prochaine » selon Tim Reynolds de l’Associated Press. Nous en aurons davantage sur le dossier alors que plus d’information est disponible.

Finalement, afin de clore cette conférence de presse longue d’environ 45 minutes, le président à l’amicale personnalité s’est penché sur les commentaires de respect et les fleurs que lui ont lancées Lowry, VanVleet et l’entraîneur-chef Nick Nurse. Écoutez ci-bas Masai Ujiri, qui en arrive aux larmes :

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Liam Houde
Liam a gradué en journalisme au Collège La Cité, à Ottawa. Il aime marier son amour de la rédaction avec sa passion pour le basketball et son objectif est de faire du Québec un endroit où ce sport est un élément clé de la culture.
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