L’ère Danny Ainge : blâmez la malchance, mais pas les décisions

Danny Ainge a surpris tout le monde hier matin en annonçant sa retraite, laissant son poste de directeur général à Brad Stevens. Étonnamment, les partisans des Celtics sont nombreux à célébrer la nouvelle et semblent oublier à quel point l’ère Danny Ainge aura été fructueuse malgré l’absence de championnat lors de la dernière décennie.

Les partisans de sport vivent dans le moment. Ce qui s’est produit l’an dernier n’est rien à côté de la nouvelle d’hier, qui elle n’est rien à côté de celle d’aujourd’hui. Je comprends tout cela, mais laissez-moi vous rappeler pourquoi c’est une erreur de juger Danny Ainge seulement par rapport aux résultats récents des Celtics.

Des débuts fracassants

Dès son entrée en poste comme directeur général, Danny Ainge a mis tous ses jetons sur la table. Ainge a fait les acquisitions de Kevin Garnett et Ray Allen, entourant Paul Pierce avec assez de talent pour ramener le trophée Larry O’Brien à Boston pour la première fois depuis 1986. Pas mauvais, le nouveau DG.

Mais Danny Ainge a appris à la dure que les choses changent vite dans la NBA. En 2010, LeBron James rejoint le Heat de Miami pour former un Big Three avec Dwyane Wade et Chris Bosh. En un claquement de doigts, l’hégémonie de l’Est appartient maintenant au Heat, ce qui poussera Ainge à la croisée des chemins.

Une reconstruction historique

Alors que plusieurs états-majors se seraient accrochés au passé, Danny Ainge, lui, en avait vu assez. En 2013, il appuie sur le bouton reset et conclut une transaction historique lorsque Kevin Garnett et Paul Pierce sont échangés aux Nets en retour de trois choix de 1er tour. Vous savez où cette histoire s’en va, n’est-ce pas?

La saison 2013-2014 fut la pire de l’ère Danny Ainge. 25 victoires et 57 défaites. Mais cela faisait partie du plan. Avec une tonne de choix au repêchage à sa disposition au fil des années suivantes, Ainge ajoute Marcus Smart (2014), Terry Rozier (2015), Jaylen Brown (2016) et Jayson Tatum (2017). Parlons-en de ce Tatum, puisqu’il s’agit d’un des meilleurs coups en carrière de Danny Ainge : détenant le 1er choix de l’encan, Ainge lève le nez sur Markelle Fultz et descend au 3e rang du repêchage pour sélectionner Tatum. Un coup de génie qui marquera l’héritage de Trader Danny à Boston tant et aussi longtemps que Tatum sera le joueur étoile de cette équipe.

Une fin de règne marquée par la malchance

C’est là que les choses se gâtent. Après avoir frappé deux grands coups au repêchage en Jaylen Brown et Jayson Tatum, Danny Ainge active la dernière étape du plan en faisant l’acquisition de Kyrie Irving, puis en signant Gordon Hayward. La ville de Boston célèbre et peut déjà sentir l’odeur du 18e championnat, mais l’histoire nous réservait quelques surprises…

Vous savez déjà ce qui est arrivé avec Hayward et Irving, alors j’utilise ces dernières lignes pour vous rappeler ceci : Danny Ainge a littéralement tout fait en son possible pour construire une équipe de championnat. Il n’est pas à blâmer pour la blessure de Hayward, ni pour le départ de Kyrie, ni pour la tournure de la carrière de Kemba Walker après son arrivée à Boston. Certes, beaucoup de déceptions, mais cette équipe n’a jamais manqué de munitions, seulement d’un peu de chance.

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Manuel Villeneuve
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