Top 10 des joueurs autonomes cet été

L’ouverture du marché des joueurs autonomes de la NBA aura lieu le 2 août prochain, à 18h00, mais il n’est jamais trop tôt pour commencer l’évaluation des meilleurs noms qui figureront parmi cette classe qui promet au moins quelques surprises. Elle ne regorge cependant pas de vedettes comme c’était le cas avant le lancement de la saison : LeBron James, Giannis Antetokounmpo, Paul George, Rudy Gobert, Jrue Holiday, Donovan Mitchell et Jayson Tatum – pour n’en nommer que quelques uns – ont tous décidé de signer des prolongations de contrats avec leur franchise actuelle, au cours du calendrier 2020-2021.

Voici les agents libres restants qui seront les plus en demande sur le marché, plus tard cet été :

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Crédit : Juan Ocampo/NBAE via Getty Images

1. Kawhi Leonard (option de joueur)

Les amateurs de potins et de drame ne devraient pas s’attendre ici à un scénario aussi dramatique qu’en 2019, lorsque Kawhi, fraîchement triple champion de la NBA, laissait planer le plus gros des suspens quant à sa décision d’agent libre. Les états-majors du circuit ne seront pas étonnés si Leonard demeure à Los Angeles, selon Sam Amick et John Hollinger de The Athletic.

Indépendamment d’un apparition en finale ou d’une défaite contre les Suns, le dossier Kawhi Leonard chez les Clippers est pratiquement clos : il devrait signer une nouvelle entente à L.A., s’il ne choisit pas d’accepter l’option de 36 M$ qui se présente à lui.

2. Chris Paul (option de joueur)

S’il souhaite poursuivre son parcours de fin de carrière sous les cieux de la vallée du soleil pour encore au moins un an, Chris Paul peut activer l’option de joueur qui lui est disponible, et il gagnera 44,2 M$ en 2021-2022. Or, plusieurs sources affirment que le Point God déclinerait cette possibilité, dans l’objectif de paraffiner une entente plus lucrative et de plus longue durée – avec les Suns ou avec le meilleur enchérisseur.

À première vue, une telle décision pourrait sembler malavisée pour un athlète de 36 ans, mais CP3 aurait confiance en ses habiletés et prouve au monde entier qu’il est toujours digne du salaire maximal (estimé à plus de 33 M$/année); au moment d’écrire ces lignes, son club est à une victoire de participer aux finales de la NBA.

Si l’organisation de l’Arizona souhaite certainement conserver son meneur de jeu, Paul pourrait avoir d’autres idées en tête, car un autre jour de paie intéressant l’attend peut-être ailleurs. Toutefois, une élimination précoce des Suns dans les prochains jours aurait potentiellement le pouvoir de pousser Chris Paul à demeurer aux côtés de Devin Booker et Deandre Ayton afin d’achever le travail qu’ils ont commencé ensemble.

3. Kyle Lowry (sans compensation)

Le meneur des Raptors, autant sur le terrain qu’à l’extérieur, ne croyait pas porter les couleurs de Toronto encore aujourd’hui, lui qui est passé près d’être transigé à la date limite des transactions. Il devrait obtenir le statut de joueur autonome sans compensation, mais Masai Ujiri pourrait très bien avoir plus d’un tour dans son sac et tout de même compléter une transaction sign-and-trade d’ici lors. Sinon, le Heat de Miami serait en mesure de libérer assez d’espace sous le plafond salarial afin d’offrir les 25 M$ ou plus que demandera K-Low.

Les 76ers seraient intéressés à se procurer les services de Lowry, natif de Philadelphie, et les Lakers de Los Angeles seraient également dans la course. Le point guard de 35 ans en a encore beaucoup dans le réservoir et si, oui, malheureusement, il a probablement disputé son dernier match en carrière à titre de Raptor, plusieurs équipes bénéficieraient grandement de son expérience. Ses 17 points de moyenne cette année font adéquate promotion de l’apport qu’il peut toujours avoir.

4. John Collins (sous restriction)

Lorsqu’il a refusé de signer une extension de plus de 90 M$ à l’entre-saison de 2020, Collins a lancé un message clair à la ligue et aux Hawks d’Atlanta : il voulait prouver en 2020-2021 qu’il valait bien plus que cela. Néanmoins, seul le temps nous dira s’il s’agit d’une mission accomplie pour le jeune power forward de 23 ans, car ses statistiques individuelles sont inférieures à celles qu’il a enregistrées l’année précédente.

Étant l’un de seulement quatre joueurs en 2020 à avoir récolté en moyenne 20 points ou plus et 10 rebonds ou plus, John Collins a vu sa production chuter à 17.6 PTS, 7.4 REB et 1.5 AST à sa quatrième campagne professionnelle, sur des rendements sensiblement similaires de 55.6% du terrain et 39.9% du périmètre. À titre de note, son rôle au sein de l’offensive de Nate McMillan a légèrement changé – à la baisse – au bénéfice du succès d’Atlanta.

L’athlétique intérieur est un jeune talent très prometteur qui pourrait attirer l’œil de plusieurs à travers la NBA, mais il sera non sans offre de la part de Travis Schlenk, directeur général des Hawks, qui a confirmé vouloir aller de l’avant avec JC, plutôt que sans. La balle est dans le camp des Hawks; ne vous attendez pas à de grandes nouvelles provenant de cette direction.

5. DeMar DeRozan (sans compensation)

À San Antonio, les prouesses soutenues de DeMar DeRozan, 31 ans, passent constamment sous le radar, année après année, alors que l’ancien Raptor met de l’avant des statistiques qui – en temps normal – seraient dignes d’une entente maximale. Sans doute, l’ailier ne dira pas non à ce genre d’argent si l’on lui offre, autre part dans le circuit.

La question demeure : qui aura l’audace de mettre une telle proposition sur la table? Le prince de la mi-distance ne tire peut-être pas encore le triplé avec un haut degré d’efficacité, mais il s’est transformé en joueur offensif beaucoup plus complet sous la tutelle de Gregg Popovich, ce que ses 7 passes décisives par rencontre viennent soutenir.

Il sera curieux d’observer les développements du dossier DeRozan qui se lève comme ailier le plus intéressant sur le marché en 2021, hormis Kawhi qui ne sera probablement pas disponible. Ses services pourraient coûter plus cher que prévu. Gardez un œil sur les nouvelles entourant DeMar, d’ici le 2 août.

6. Mike Conley (sans compensation)

Les attentes étaient hautes envers le Jazz, suivant l’excellent calendrier qu’ils ont complété, mais la meilleure équipe de la campagne régulière n’a encore une fois pas été en mesure de répondre aux expectatives. Mike Conley n’est pas autant à blâmer cette fois-ci, lui qui s’avère être, au contraire, indispensable pour l’Utah, même à ses 33 ans.

À l’occasion d’un marché saturé de point guards, Conley se démarque de la masse avec sa combinaison d’habiletés inouïes aux 3 points (41.2%), de sa fabrication de jeu (6.0 passes et 1.9 revirements par match) et de son expérience variée. Le guard de 6 pieds 1 pouce pourra véritablement faire la différence pour une formation prétendante – ou en voie de le devenir – qui cherche plus de stabilité et de fiabilité au poste de meneur.

Le seul hic pour les dirigeants de Salt Lake City, c’est qu’il n’y a plus énormément de place sous le plafond salarial avec les énormes prolongations qu’ont mérité Mitchell et Gobert; le contrat de Conley, si les deux partis s’entendent, fera entrer le Jazz assez profondément dans la taxe de luxe. Reste à voir si Dennis Lindsey le DG, et ses patrons, seront prêts à faire ce genre de sacrifice pour garder ce noyau intact en vue d’une autre poussée vers un championnat, en 2022.

Conley avait laissé savoir à The Athletic plus tôt cette année qu’il désirait continuer à porter cet uniforme, « Utah’s got me. » a-t-il avoué.

7. Lonzo Ball (sous restriction)

Ayant connu une impressionnante amélioration en Louisiane, depuis son séjour oubliable à Los Angeles, Lonzo Ball est désormais en excellente posture alors qu’il anticipe l’arrivée du marché des joueurs autonomes. Les rumeurs entouraient son nom à la venue de la dernière date butoir, mais aucune deal ne satisfaisait les Pelicans. Les voilà aujourd’hui en position défavorable, si d’autres dirigeants adverses offrent de gros sacs d’argent à l’aîné de la famille Ball.

Sa valeur générale est incertaine, lui qui n’est toujours pas un tireur incroyable de l’extérieur, mais au moins plus disposé (37.8%, 8.3 tentatives par match), ni de la ligne des lancers francs (78.1%, 1.2 tentative par match, 56% pour sa carrière). Pourtant, sa grandeur, sa vision, ses talents en transition, sa jeunesse (23 ans) et sa défensive passable sont certaines des caractéristiques les plus recherchées pour une foule de clubs.

Lonzo pourrait aller chercher jusqu’à 20 M$ annuellement, voire plus, dans quel cas David Griffin serait possiblement contraint de le laisser filer. Le vice président des opérations basketball chez les Pels doit une somme maximale à Brandon Ingram jusqu’en 2025, et Zion Williamson sera éligible pour une extension au terme de la prochaine campagne.

8. Norman Powell (sans compensation)

L’escale de Norman Powell en Oregon pourrait être de courte durée. Rappelons que le guard polyvalent a droit à une option de joueur de 11.6 M$, mais les Trail Blazers de Portland ont plus de chances de déménager à Gatineau que de signer Norm à ce prix. Deux facteurs bien simples expliquent pourquoi l’ancien Raptor sera en demande sur le marché estival des agents libres : il marque 18.6 points par match, sur un rendement de 41.1% du royaume des 3 points.

À 27 ans, Powell présente la meilleure cote PER, soit 16.7, de tous les shooting guards de la ligue qui n’ont pas déjà d’engagements à long terme. Attendez-vous tout de même à ce que la plus importante offre provienne des Blazers, car ces derniers ne sont pas allés chercher Powell, en échange d’un jeune atout intéressant comme Gary Trent Jr., pour une location de quelques mois.

9. Dennis Schröder (sans compensation)

Le point guard partant des Lakers pourrait attirer l’attention de quelques concessions, mais presque aucune de celles-ci ne peut lui proposer une position de choix sur leur alignement partant, aux côtés de vedettes comme LeBron James et Anthony Davis.

L’Allemand a quand même reculé devant l’offre du Lakeshow au mois de mars, renonçant à une somme de 84 M$ pour quatre ans. Il croit pouvoir trouver mieux ailleurs, mais les complexités de cette classe de joueurs autonomes si riche en point guards pourrait faire regretter Schröder. Vaut-il vraiment plus de 21 millions par an? Nous en aurons le cœur net au mois d’août.

10. Duncan Robinson (sous restriction)

Le plus intéressant tireur d’élite de cette cuvée n’a peut-être plus la notoriété qu’il s’était mérité au sein de la bulle d’Orlando, mais ses actions ont encore une bonne valeur. Robinson représente une option de qualité à l’aile pour virtuellement chacune des 30 formations, lui qui décoche du périmètre à 40.8% d’efficacité en 8.5 difficiles essais par soir.

Miami est au cœur de plusieurs rumeurs depuis deux ans, mais jusqu’à maintenant rien n’a été vérifié – sauf peut-être l’acquisition de Victor Oladipo, lui aussi agent libre dans un peu plus d’un mois. Giannis et Paul George, deux cibles alléguées de Pat Riley, ne sont plus sur la table, et l’absence de gros nom pourrait avoir un rôle à jouer dans le statut de Duncan Robinson à South Beach.

(Nombreuses) Mentions honorables

  • Jarrett Allen
  • Tim Hardaway Jr.
  • Lauri Markkanen
  • Evan Fournier
  • Kelly Oubre Jr.
  • Carmelo Anthony
  • Andre Drummond
  • Richaun Holmes
  • Otto Porter Jr.
  • Nerlens Noel
  • Victor Oladipo
  • Gary Trent Jr.
  • Alex Caruso
  • Paul Millsap
  • Blake Griffin
  • Jeff Green
  • PJ Tucker
  • Devonte’ Graham
  • Derrick Rose
  • Reggie Jackson
  • Talen Horton-Tucker
  • Nicolas Batum
  • Kendrick Nunn
  • Cameron Payne
  • Danny Green

Voici la liste complète des joueurs autonomes en 2021

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Liam Houde
Liam a gradué en journalisme au Collège La Cité, à Ottawa. Il aime marier son amour de la rédaction avec sa passion pour le basketball et son objectif est de faire du Québec un endroit où ce sport est un élément clé de la culture.
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