Chris Boucher qualifie Kyle Lowry de meilleur Raptor de tous les temps

Effectuant un retour sur la plus récente campagne des Raptors de Toronto, Chris Boucher s’est penché sur quelques sujets différents sur les ondes de RDS avec Mathieu Jolivet, Meeker Guerrier et Peter Yannopoulos. Il était question notamment de son amélioration personnelle à travers une saison plus difficile pour le collectif des Raptors, ce que la COVID-19 et Tampa Bay ont représenté comme défis, du leadership de Kyle Lowry, l’arrivée d’un autre Montréalais dans l’équipe et bien plus.

Le joueur québécois représentant fièrement sa province à titre de porte-couleurs des Raptors a d’abord voulu adresser les difficultés qu’a éprouvé son club en 2020-2021, malgré un essor personnel remarquable. Boucher a augmenté sa production moyenne de façon drastique après la signature de son dernier contrat d’une valeur de 13,5 M$ pour deux ans.

Avec un rôle plus vaste sous Nick Nurse, Chris a donc monté une saison régulière de 13.6 PTS, 6.7 REB, 1.1 AST et 1.9 BLK par match, se hissant parmi le top 5 autant dans la course au titre de Sixième homme de l’année que le palmarès des tirs bloqués par match.

Originaire de Montréal-Nord, Boucher explique qu’il n’était question que de prendre avantage de l’opportunité qui s’est présentée à lui. Sa croissance personnelle « à chaque match » n’est qu’un résultat de son travail en biais de l’opportunité qu’il a obtenue, selon lui. Or, il admet que le calendrier n’était pas des plus faciles, mais que des bénéfices en ont été retirés.

« On a eu beaucoup d’obstacles, je pense que ça a donné beaucoup d’expérience à des jeunes joueurs comme Malachi (Flynn), Gary (Trent Jr.) qui est venu […] Fred (VanVleet) et Pascal (Siakam) même s’ils ont manqué beaucoup de matchs à cause de la COVID. » avait-il à amener comme point positif. « Je pense que l’année prochaine […] on a une chance de se développer, de s’améliorer, et de voir des équipes comme Atlanta et Phoenix aller loin dans les playoffs ça nous donne confiance. »

Âgé de 28 ans, Chris Boucher poursuit en ajoutant que son rôle au sein des Raptors en est maintenant un de leader pour les plus jeunes du groupe. Toutefois, un seul meneur trône au sommet de la hiérarchie des joueurs à Toronto, et il s’agit du capitaine Kyle Lowry, à qui le Bambou n’a pas hésité de lancer des fleurs.

Lowry a peut-être joué son dernier match dans l’uniforme des Raps, mais l’héritage qu’il laisse derrière pour Toronto et pour le Canada au complet est sans précédent.

« Kyle (Lowry) c’est un leader, la passion qu’il a pour le jeu […] tu ne peux pas jouer avec lui si tu ne veux pas travailler fort, tu ne peux pas jouer avec lui si tu ne veux pas gagner. […] Les conversations que j’ai eues avec lui je vais m’en rappeler toute ma vie. J’ai eu beaucoup de leaders, j’ai joué avec beaucoup de personnes, mais Kyle a fait ressortir mon jeu (qui ne serait pas) ressorti si vite sinon. » disait Boucher de son coéquipier.

Ce n’est pas tout, l’intérieur des Raptors est également bien placé à Toronto depuis presque quatre ans pour assister de près à tout ce qu’accompli K-Low, et donc en bonne position pour affirmer que le numéro 7 de la concession est bel et bien le GOAT de l’histoire des Raptors.

« Toronto va toujours se rappeler de lui. Si ce n’est pas lui le plus grand joueur des Raptors, je ne sais pas c’est qui. S’il veut une statue, il la mérite. »

– Chris Boucher au sujet de Kyle Lowry

C’était ensuite au tour de Khem Birch, un autre Montréalais – l’un de trois dans la NBA – qui s’est joint aux Raps à mi-chemin de la saison, de recevoir les louanges de son collègue surnommé le Slimm Duck. Un peu comme c’est le cas pour lui-même, Boucher disait de Birch qu’il prenait avantage de chacune des chances qui lui étaient offertes.

Les deux avants partagent donc évidemment quelques traits en commun, outre leur ville natale, et la relation entre les deux hommes en était un témoignage. Oui, comme le dit Chris, l’apport de Birch était devenu nécessaire pour Toronto sous l’anneau et au rebond, mais les profits qu’a tiré Boucher de la situation allaient au-delà de tout ça.

« Moi j’ai bien aimé jouer avec lui, on se parlait tout le temps. Juste de savoir qu’il y avait un autre Canadien dans l’équipe ça a fait du bien, c’était comme une bouffée d’air frais. […] Il m’a beaucoup aidé, il est plus costaud et tout alors il m’a aidé à m’améliorer et nous deux ensemble c’était une bonne combinaison, et ouais j’aimerais bien qu’il revienne à Toronto. Je pense qu’il y a un spot qui est ouvert et il peut définitivement nous aider à gagner un championnat l’année prochaine. » dévoilait Boucher sur son nouveau coéquipier Khem Birch.

À titre de note, le pivot anciennement membre du Magic d’Orlando deviendra joueur autonome cet été. Il devrait demander un salaire similaire à celui de son homologue québécois, soit d’un maximum de 12 M$ pour deux ans. Il empochait moins de 500 000 $ en 2020-2021, mais a prouvé son utilité grâce aux nombreuses minutes de jeu (30.4 de moyenne par match) que lui offrait Nick Nurse dans son système.

Ensuite, le power forward aux multiples talents s’est également rappelé l’affrontement contre le Thunder d’Oklahoma City au mois d’avril dernier qui mettait de l’avant trois Montréalais lors d’une même joute; une grande première dans la NBA.

« Cette nuit-là on savait qu’il y allait avoir moi, Luguentz (Dort) et Khem (Birch) et on voulait montrer un show. » avouait le Bambou. « Nous, on est juste le début. Il y en a plein qui s’en viennent. Il en faut deux, trois et après tu vois que ça commence à grandir. »

Toujours dans la thématique de ses confrères, cette fois au sens plus large, Boucher aborde la récente élimination crève-cœur de l’équipe masculine de basketball canadienne lors du tournoi de qualification FIBA. À nouveau, le basketball du Canada ne sera pas représenté par ses hommes aux Jeux olympiques d’été; ils ne se sont pas qualifiés depuis 2000.

Chris a opté pour une réhabilitation d’une blessure au genou, alors que Luguentz, lui, a décidé de représenter sa nation. Le résultat est toutefois décevant, mais de meilleurs jours sont à l’horizon selon un Chris Boucher qui tâche de ne pas s’inquiéter.

« Il y a beaucoup de talent au Canada. Mais j’ai vraiment l’impression que c’était un (mauvais) timing. Jamal (Murray) s’est blessé, Shai (Gilgeous-Alexander) s’est blessé […] je pense qu’on aurait aimé voir plus de joueurs représenter (le Canada) c’est sûr, mais à la fin de la journée je pense qu’ils ont bien représenté. On était à un tir d’avoir l’égalité pour aller en prolongation encore (contre la République tchèque). […] Ce n’est pas la dernière fois qu’on va avoir l’opportunité […] je pense que le Canada va revenir. »

Afin de boucler le tout, le numéro 25 du We the North a offert – en pleine mi-temps du match #3 entre les Suns et les Bucks – sa prédiction quant à cette grande finale de la NBA. Incertain d’emblée, le verdict de Boucher tombe finalement sur Phoenix pour soulever le trophée Larry O’Brien en 2021.

« Je vais dire Phoenix parce que je pense que s’ils gagnent ce soir (match #3, dimanche) c’est fini. Mais je ne veux pas douter de Giannis (Antetokounmpo) et Khris Middleton. »

Eh bien, Chris avait raison de placer sa confiance partielle en Milwaukee, qui ont remporté le troisième chapitre de cette série finale, dimanche soir, par la marque de 120-100. Les détails de l’affrontement ici :

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Liam Houde
Liam a gradué en journalisme au Collège La Cité, à Ottawa. Il aime marier son amour de la rédaction avec sa passion pour le basketball et son objectif est de faire du Québec un endroit où ce sport est un élément clé de la culture.
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