Les États-Unis gagnent finalement, écrasent l’Argentine

La véritable étendue du talent de l’équipe nationale de basketball sénior des États-Unis, qui se rendra bientôt à Tokyo pour disputer les Jeux olympiques d’été de 2021, était finalement mise de l’avant mardi soir lors d’un match préparatoire face à des rivaux de l’Argentine. Suivant deux défaites crève-cœurs contre le Nigeria puis face à l’Australie, Team USA se devait de remporter son prochain duel; cinq joueurs parmi l’effectif élite des États-Unis ont récolté plus de 10 points, dont trois au-dessus de la barre des 15 points, dans un effort collectif pour écraser les Argentins par la marque finale de 108-80.

Il ne s’agissait peut-être que d’un match préparatoire en vue des Jeux, mais les Américains ne pouvaient simplement pas se permettre une troisième défaite consécutive, qui aurait représenté la première occasion de la sorte depuis avant 1992 lorsque les joueurs de la NBA obtenaient la permission de participer à la compétition.

C’était une joute importante pour l’honneur de cette formation si talentueuse, et les vedettes de l’équipe ont répondu à l’appel pour remettre les pendules à l’heure. Kevin Durant et compagnie ont amorcé la partie en lions pour surprendre leurs adversaires en première demie, puis ont continué d’ajouter à leur priorité lors du 3e quart pour rapidement mettre le match hors de portée du groupe d’Argentine.

Plusieurs des joueurs étoiles de l’équipe américaine ont brillé mardi soir, dont Kevin Durant (17 points, 6 rebonds, 67% du terrain), Bradley Beal (17 points, 6 rebonds, 62.5% du terrain), Zach LaVine (15 points, 5 rebonds, 62.5% du terrain), Damian Lillard (13 points, 3 rebonds, 4 passes décisives, 44% du terrain) et Bam Adebayo (12 points, 5 rebonds, 5 passes, 46% du terrain) pour compléter le cinq partant.

À titre de note, Jayson Tatum s’est absenté du match, lui qui soigne un genou endolori. Luis Scola, ancien Raptor, s’est illustré avec 16 points, 5 rebonds, 2 aides et un rendement de 50% en 19 minutes de jeu pour sa nation. Nicolas Laprovittola a également bien fait avec ses 13 points, 3 rebonds et 3 aides.

Les hommes sous la tutelle de Gregg Popovich semblent finalement avoir compris que le basketball de la FIBA se joue bien différemment de celui de la NBA, même si quelques uns des joueurs de l’équipe n’en sont pas à leur premier rodéo à l’international. Or, l’ajustement est toujours un peu difficile à faire au départ, quant aux différents règlements, rythme et qualité d’arbitres.

Le shooting guard titulaire du bleu, blanc, rouge en témoignait d’ailleurs hier après la victoire.

« Notre plus gros défi est de réaliser que ce n’est pas la NBA. »

– Bradley Beal

Lorsque plusieurs stars partagent les parquets, il peut également être compliqué pour certaines d’entre elles d’accepter un rôle – et un total de minutes – diminué. Chaque joueur ne peut pas marquer une trentaine de points comme ils ont l’habitude de mettre en NBA; l’effort d’unité est d’autant plus important lorsqu’on joue sous l’ombrelle de la FIBA.

C’est ce qu’avaient compris les hommes du Nigeria et de l’Australie, plus tôt la semaine dernière. Néanmoins, Gregg Popovich semble avoir fait comprendre le concept à sa troupe, lui aussi, alors que le pick-and-roll était préféré aux possessions d’isolation, contre l’équipe d’Amérique du Sud. D’ailleurs, cette arme efficace – impliquant souvent Adebayo – risque d’être le gagne-pain de cette édition de Team USA, tout au long du tournoi.

Outre le cinq majeur, Kevin Love, Draymond Green, Keldon Johnson et Darius Garland ont également vu le terrain pour plus de 10 minutes. Green s’est démarqué le plus en sortie de banc, jouant du basketball solide sur tous les plans comme il est coutume pour le power forward des Warriors de Golden State; il inscrit 8 points, 2 rebonds, 3 passes, 1 vol de ballon et 1 bloc.

Green, tout comme c’est le cas pour les All-Stars du club, devra poursuivre sur cette lancée et sera instrumental au succès des États-Unis, dans l’objectif de quitter Tokyo au mois d’août avec la médaille d’or au cou.

Avant de s’envoler pour le Japon, toutefois, les Américains devront croiser le fer avec Joe Ingles, Patty Mills, Matisse Thybulle et les Boomers, à nouveau, vendredi le 16 juillet prochain, à 18h00. Il s’agira très certainement d’une excellente joute de basketball, alors que les États-Unis tenteront d’obtenir leur revanche face aux Australiens.

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Liam Houde
Liam a gradué en journalisme au Collège La Cité, à Ottawa. Il aime marier son amour de la rédaction avec sa passion pour le basketball et son objectif est de faire du Québec un endroit où ce sport est un élément clé de la culture.
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