Les plus hauts salariés de la NBA en 2021-2022

La pandémie de la COVID-19 a difficilement affecté les coffres de la NBA, mais cela n’empêche pas certains joueurs de la ligue – toujours prospère – de battre des records à la signature de leurs nouveaux contrats pharamineux. De Steph Curry à Giannis Antetokounmpo, en passant curieusement par John Wall, plusieurs vedettes du circuit se rempliront les poches en 2021-2022 – en voici un top 10.

10 – Giannis Antetokounmpo

Le Greek Freak méritera sans l’ombre d’un doute chacun des 39,3 millions de dollars américains qui s’ajouteront à son compte bancaire en 2021-2022. Le champion, MVP de la finale, Joueur défensif par excellence et double MVP de la NBA a travaillé d’arrache-pied au fil de sa carrière pour mériter sa lucrative prolongation de contrat de 228,2 M$. C’est un peu la façon de l’organisation de Milwaukee de le remercier pour tout ce que cet icône du basketball a accompli dans l’uniforme des Bucks, ainsi que de choisir de demeurer là où il a obtenu sa première chance en NBA.

Giannis aurait pu tester les eaux du marché des joueurs autonomes cet été s’il l’avait voulu. Mais il a plutôt préféré redoubler ses vœux de loyauté envers la franchise du Wisconsin en signant une fiche contractuelle d’une valeur de 228,2 M$ pour cinq ans au mois de décembre dernier, qui entre en vigueur dès l’automne prochain.

La vedette de la famille Antetokounmpo est donc absolument digne de sa place parmi le top 10 de cette liste. Le seul hic, c’est qu’il devrait s’y trouver plus haut. Néanmoins, la superstar des Bucks peut se réjouir en se rappelant que son salaire annuel ne fera que croître d’ici 2026, lorsqu’il empochera presque 52 M$.

9 – Damian Lillard

Si Damian Lillard reste en Oregon jusqu’à la fin de sa carrière et ajoute une bannière de championnat au plafond du Moda Center, il ne serait pas totalement fou d’affirmer que son nom pourrait un jour devenir synonyme de plus grand Blazer de tous les temps.

Évidemment, Clyde Drexler et Bill Walton auraient un mot à dire à ce sujet, mais cette « hot take » ne sert qu’à illustrer le point suivant : les hommes en cravate de Portland seraient sots de ne pas faire tout en leur pouvoir afin de conserver Lillard. La somme de 39,3 M$ déboursée à Dame D.O.L.L.A. n’est qu’un fugace témoignage de ce phénomène.

C’est dans cette optique que le point guard vedette s’est entendu avec l’état-major de son club en paraffinant une prolongation de 176,3 M$ et quatre ans qui débute avec le lancement des activités de la prochaine saison, exactement comme Giannis.

D’ailleurs, ce n’est pas le seul point en commun qu’ont les deux joueurs et leur contrat respectif, il s’agit également d’une paire d’athlète des plus loyales qu’une franchise peut espérer accueillir, et ils bénéficient chacun d’une option de joueur à la dernière année de leur prochain entente.

8 – Kawhi Leonard

Le club des « joueurs ayant signé une extension qui débute en 2021-2022 » n’est pas exclusif; il ne compte pas seulement que Lillard et Antetokounmpo. Kawhi Leonard en fait également partie. Il fera exactement 39 344 399 $ l’année prochaine – même s’il n’enfilera pas ses chaussures avant le printemps 2022 –, soit un montant d’argent exactement identique à celui que Dame encaissera à travers la même fenêtre temporelle.

Deux têtes d’affiche dans la conférence de l’Ouest, ils étaient éligibles à la même fiche contractuelle dite supermax en raison de leurs distinctions récentes, dont plusieurs apparitions parmi les équipes All-NBA.

Comme son homologue, Kawhi aura l’option de poursuivre son parcours à L.A. pour une campagne additionnelle à l’été 2024, après quoi il serait présenté à 48,8 M$.

7 – Paul George

PG13 complète la première portion de ce palmarès, lui qui gagnera aussi 39,3 M$ à l’occasion de la prochaine saison. Tout comme son coéquipier et son rival des Trail Blazers, George a signé une extension de quatre ans, 176,3 M$ et a également droit à une option de joueur à la dernière année, soit en 2024-2025. À première vue, les contrats de ces trois hommes sont identiques sur tous les points.

Or, Paul George recevra une insignifiante somme de 314 $ additionnels, en comparaison avec son collègue. Avec cet argent de surplus, le numéro 13 de l’équipe pourra inviter Leonard et sa famille à un restaurant chic, question de ne pas faire de jaloux.

6 – Kevin Durant

Kevin Durant n’a produit qu’une campagne dans l’uniforme des Nets (seulement 39 matchs de saison régulière) et le voilà déjà convaincu de vouloir demeurer à Brooklyn. La superstar du club new-yorkais – et de la Team USA – a généré beaucoup de profit au cours de sa carrière et ne compte pas s’arrêter là : il a signé une offre de prolongation de 198 M$, plus tôt ce mois-ci.

Toutefois, ce nouveau contrat n’entre pas en vigueur avant 2022-2023; 40,9 M$ lui seront dus pour ses services sur le terrain, la campagne précédente. Malgré l’importance d’une telle somme, KD ne sera pas le mieux rémunéré de sa formation l’année prochaine…

5 – LeBron James

Aux yeux de plusieurs, King James est toujours le meilleur joueur de basketball au monde, mais alors pourquoi n’est-il pas rémunéré en conséquence? Il n’y a pas d’inquiétude à avoir, même s’il y a quatre joueurs devant lui en 2022 dans la liste des meilleurs salariés, LeBron possède déjà une fortune de roi. Il est d’ailleurs devenu le premier athlète de l’histoire de la NBA à engendrer un total d’un milliard de dollars pendant sa carrière.

La paye qu’il obtiendra de la part des Lakers, cependant, est de 41,2 M$ pour la saison à venir, et de 44,5 M$ lors de la suivante. Lorsqu’arivera l’été 2023, James deviendra agent libre sans compensation à nouveau. À court terme, LBJ ne sera, lui non plus, même pas le membre le mieux payé de son équipe…

Voici une courte explication du processus ayant mené LeBron vers son pactole :

4 – Russell Westbrook

Surprenamment, le Brodie opère toujours sous la fiche contractuelle qu’il a signé en 2018 lorsqu’il était toujours porte-couleurs du Thunder d’Oklahoma City. Inévitablement heureux d’avoir paraffiné cette entente de 206,8 M$ pour cinq ans, Russell Westbrook en profitera jusqu’en 2023, année où il récoltera 47 M$ s’il active son option (chose attendue).

Dans l’immédiat, Westbrook est prêt à gagner 44,2 millions de dollars à son tout premier rodéo chez les Lakers. Cela fait de lui le plus haut salarié d’une franchise qui abrite des noms comme ceux de LeBron James et Anthony Davis.

Aura-t-il un apport qui reflète son salaire, une fois sur le terrain? Seul le temps pourra nous offrir une réponse à cette question. Rappelons que le Westbeast est le premier MVP de tous les temps a avoir été échangé trois fois en trois ans…

3 – James Harden

Le bal du top 3 est lancé par James Harden des Nets de Brooklyn, qui aura la meilleure compensation du club lors de cette saison cruciale. The Beard a connu de bons et de moins bons moments à sa première année d’expérience dans la Grosse Pomme, mais devra faire preuve d’un peu plus de constance s’il souhaite prouver et crédibiliser sa capacité à gagner en séries. Peu importe sa production, il sera récompensé au rythme de 44,3 M$.

S’il y a beaucoup d’attentes à l’égard de cette édition des Nets, le talent est là pour les justifier et pour y répondre. Le problème résidera néanmoins dans la santé de ses trois vedettes. C’est peut-être plus vrai pour Kyrie Irving, mais il en va de même pour Durant et Harden. Sans blessure, le potentiel de Brooklyn est illimité.

2 – John Wall

Nous en sommes finalement arrivés à l’échelon surprise de cette hiérarchie : John Wall des Rockets de Houston se méritera un salaire de 44,3 M$ en 2021-2022.

Eh oui, John Wall, l’ancien point guard vedette des Wizards qui avait dû s’absenter pendant presque deux ans du basketball avant de faire son retour au jeu l’an dernier pour disputer 40 matchs dans la tenue des Rockets. À travers cette courte période, Wall s’est tâché de recueillir 20.6 PTS et 6.9 AST par rencontre en rappelant à l’univers NBA qu’il était toujours capable de marquer et passer le ballon dans le meilleur circuit de tous.

Est-ce que l’état-major de Houston vous admettra qu’elle offre une rémunération trop grande pour le rapport de production de son meneur de jeu? Oui, probablement. Or, les dirigeants de Washington sont à blâmer ici, eux qui ont mis sur pieds le contrat de 171 M$ de John en 2019. Ils n’auraient pas pu prévoir les blessures qu’allait ensuite subir l’un des meilleurs joueurs de l’histoire de leur franchise.

L’année contractuelle suivante, John Wall aura la chance d’accepter (le choix logique) ou de refuser une option de 47,4 M$ pour se hisser au premier rang de la prochaine version de ce top 10. Nous verrons bien s’il sera à la hauteur de ces colossaux montants d’argent.

1 – Stephen Curry

Le roi du tir à 3 points et le meilleur marqueur total de l’histoire des Warriors est également passé à la banque récemment, battant un record au passage. Steph Curry est le premier basketteur à commander deux fois un contrat d’une valeur égale ou supérieure à 200 M$. Il signait une deal de 215 M$ pour quatre ans il y a tout juste quelques semaines.

Mais avant de pouvoir toucher à cette bagatelle, Chef Curry – un autre excellent exemple de fidélité, comme Giannis et Dame – encaissera la fortune de 45,8 M$ en 2021-2022. Il s’agit du meilleur salaire pour quiconque jouera dans la NBA l’an prochain… ainsi que du meilleur salaire annuel de l’histoire de la ligue. Pas mal pour un « simple tireur d’élite » qui n’a pas été repêché avant le 7e rang.

Plus sur Curry :

Image par défaut
Liam Houde
Liam a gradué en journalisme au Collège La Cité, à Ottawa. Il aime marier son amour de la rédaction avec sa passion pour le basketball et son objectif est de faire du Québec un endroit où ce sport est un élément clé de la culture.
Publications: 892