Pascal Siakam se dit prêt à aller de l’avant avec les Raptors

Lors d’une entrevue avec Sopan Deb du New York Times, Pascal Siakam s’est penché sur plusieurs aspects de la dernière campagne, disons, tumultueuse des Raptors, en plus de traiter des sujets de sa réhabilitation et de son futur immédiat avec l’unique franchise canadienne de la NBA. Bonne nouvelle : il a lui-même confirmé que sa relation avec Masai Ujiri, l’état-major de l’équipe et, spécifiquement, Nick Nurse était en bon état.

Des squelettes dans le placard

Les derniers mois n’ont cependant pas été sans friction entre Siakam et les Raptors. Nous nous souviendrons tous de l’intense dispute entre Pascal et son entraîneur-chef durant la saison, qui s’est terminée par une amende et une interdiction de jouer d’une rencontre, à l’endroit de Spicy P.

Or, cette altercation n’aurait pas été la seule source de différend à régler entre l’athlète camerounais et l’organisation qui l’accueille depuis son arrivée chez les pros. Le principal intéressé a également affirmé que lors de sa signature de prolongation en 2020 – pour la somme de 137 M$ en quatre ans (34,3 M$ par année jusqu’en 2024) –, il régnait un degré de dissonance entre lui et ses employeurs.

Malgré sa nouvelle entente digne des meilleurs joueurs du circuit, Siakam ne se sentait pas comme la première option, à Toronto.

« J’avais le contrat, mais je ne me sentais pas comme si j’étais ‘le gars’ (the guy), pour être honnête. »

Pascal Siakam, via le New York Times

« Le gars » était plutôt Kyle Lowry, selon son ancien coéquipier. Le surnommé P Skills n’était pas satisfait avec cette notion, car il s’agissait d’un rôle qu’il convoitait, mais qui est désormais à sa portée avec le départ de Lowry vers Miami. Siakam a également partagé que « ces conversations se passent maintenant » quant à son statut d’alpha chez les Raps.

Force est donc d’admettre que Pascal Siakam sera donc bel et bien le #1 du club en 2021-2022, après avoir été quelque peu dans l’ombre de Kawhi Leonard en 2018-2019, et dans celle de Kyle Lowry lors des deux campagnes suivantes.

Ces discussions, en plus de la relation de longue date qu’il entretient avec Ujiri, ont permis au power forward étoile de mieux composer avec les difficultés personnelles qu’il a connues autant sur le terrain que dans les vestiaires – avec Nick Nurse – et dans les bureaux de l’état-major. Mais tout ça est simplement de la faute à Tampa, non?

Il est prêt à passer à autre chose, laisser les maux derrière en Floride et aller de l’avant avec la réhabilitation de son épaule, suivant une chirurgie au mois de juin, pour être en mesure d’endosser un nouveau rôle à son retour.

Un statut d’alpha, mais remis à plus tard

Si le flambeau de leader incontesté lui est effectivement passé, Siakam devra cependant patienter encore quelques mois avant de pouvoir le lever bien haut. De l’inconfort à un labre (labrum) partiellement déchiré à l’épaule gauche (Siakam est droitier) lui a prescrit une opération pour réparer le muscle, qui le tiendra à l’écart des parquets pour les premiers mois de la campagne.

Malheureusement, aucune ligne du temps officielle pour sa convalescence nous est disponible, et le temps des fêtes est la plage de retour qui semble être l’option la plus populaire pour l’instant, mais il pourrait être de retour en uniforme aussi tôt que le mois d’octobre, si on en se fie aux autres réhabilitation du genre. Rien n’est encore confirmé.

Le joueur de 27 ans admet toutefois qu’il est déjà au stade de tirer et de dribbler le ballon en entraînement; un signe encourageant pour un retour au jeu plus tôt que tard. Il a ajouté, toujours en entrevue au New York Times, être surpris de sa progression aussi rapide.

Or, cet obstacle, en plus des mésententes avec ses supérieurs, n’ont pas représenté les seules embûches pour l’ancien MIP de la ligue. Non, Pascal a dû manœuvrer au travers d’un calendrier régulier difficile où il a eu le virus de la COVID-19, en plus d’être tenu loin de sa famille à Tampa Bay et où il a été sur le terrain à seulement 56 occasions, dont 21 victoires.

Même en tant qu’athlète de la G League, le Camerounais n’a pas connu autant d’inscuccès. Néanmoins, une fiche de 6-11 en son absence indique que les Raptors manquaient cruellement sa présence au fil de cette étrange saison sans réel avantage du domicile.

Comme si ce n’était pas assez, les dernières semaines étaient également scènes d’ouragans de rumeurs avec Ben Simmons comme noyau, oui, mais aussi Spicy P à plusieurs reprises. Nous avons largement couvert les possibilités d’échange concernant la vedette de Toronto sur notre site – que ce soit aux 76ers, Warriors, Kings ou Clippers –, avant que Masai ne confirme de vive voix qu’il était hors de question de laisser un tel atout filer.

Avec ces rumeurs elles aussi dans le rétroviseur, tout semble réparé chez cette concession de l’Ontario qui ne peut que se réjouir d’avoir obtenu le feu vert pour disputer ses matchs à la maison, au Scotiabank Arena.

Nick Nurse et sa troupe auront les séries éliminatoires dans leur mire, au cours de ce calendrier à saveur beaucoup plus douce que l’amertume de 2020-2021. En revanche, la clé du succès appartiendra à Pascal Siakam, qui est prêt et dans le devoir de rebondir dès son retour, l’automne prochain.

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Liam Houde
Liam a gradué en journalisme au Collège La Cité, à Ottawa. Il aime marier son amour de la rédaction avec sa passion pour le basketball et son objectif est de faire du Québec un endroit où ce sport est un élément clé de la culture.
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