Officiel : Ben Simmons ne retournera pas à Philly

Nous rapportions il y un peu plus de deux semaines sur AlleyOop360 ce que Brian Windhorst d’ESPN avait entendu au sujet de Ben Simmons et son agent Rich Paul, qui avaient signalé à l’organisation des 76ers qu’un divorce était officiel : le joueur en question ne se rendrait pas au camp d’entraînement de l’équipe s’il n’était pas envoyé sous d’autres cieux d’ici là. Mardi le 21 septembre, le réputé Adrian Wojnarowski est venu mettre son sceau officiel sur la nouvelle en soulignant qu’il s’agissait d’une relation irréparable entre Simmons et ses (anciens) employeurs.

Rumeur après rumeur, la saga Ben Simmons a fait couler de l’encre à titre de l’intrigue de l’été 2021 dans la NBA, et voilà que ce standoff digne des meilleurs films de Far West se poursuit, à environ une semaine du début des camps d’entraînement. Officiellement, le numéro 25 des Sixers ne se vêtira plus jamais du maillot du club, du moins telle est son intention.

Le point guard de 6 pieds, 10 pouces est également prêt à faire face aux conséquences qui viennent avec une omission d’honorer le contrat qu’il a signé à Philadelphie, ce qui inclut une amende pouvant s’élever jusqu’à 1,3 M$ – en ce qui a trait au camp de l’équipe – et que son salaire pourrait être suspendu.

Si Daryl Morey, nouveau président des opérations basketball des 76ers, et ses collègues n’acceptent aucune des offres mise sur la table par les autres clubs de la NBA jusqu’à la date limite des transactions, combien de temps pourra tenir Simmons en renonçant à plusieurs millions de dollars?

Les ententes entre les joueurs et leurs employeurs sont simples en surface : si tu joues au basketball pour nous, nous allons te payer. Mais en lieu d’un compromis à l’amiable, nous avons désormais droit à une véritable épreuve de force entre les deux partis qui ne semblent pas vouloir broncher… Qui finira par craquer?

D’un côté, Morey n’est pas dans le devoir de se plier aux demandes de Simmons, lui qui n’était même à Philly lorsque le gaillard de 25 ans a été repêché. Or, il risque de possiblement mal paraître aux yeux des autres vedettes de la ligue s’il ne coopère pas du tout. Et nous savons très bien que l’ancien DG des Rockets aime attirer des superstar chez lui.

De l’autre côté, une vedette au sein de cette ligue en Ben Simmons exerce son pouvoir en tant que joueur étoile dans cette vague grandissante de « player empowerment », et n’a vraisemblablement pas apprécié comment ses collègues et employeurs l’ont traité, ni les commentaires négatifs qu’ont passé Joel Embiid et l’entraîneur-chef Doc Rivers à son égard.

Toutefois, il ne se place pas en excellente posture en demandant une transaction tout juste après ses difficiles performances en séries, au début de l’été. En fait, sa valeur sur le marché des transactions est plus basse qu’elle l’a été depuis son arrivée chez les pros et ne fera que déprécier au fil de la prochaine saison s’il n’enfile pas ses chaussures; ce qui représente un désavantage autant pour Ben que pour les Sixers.

De plus, il a été confirmé par Woj que l’athlète australien n’a pas été en contact avec la franchise de Pennsylvanie de tout l’été, à l’exception d’une rencontre au mois d’août, lorsque le joueur a officiellement avancé sa demande d’échange. Ce type de comportement qui pourrait être qualifié de « diva » par certains ne fait pas croître sa valeur monétaire non plus, lui qui pourrait commencer à effrayer quelques équipes, malgré son talent exceptionnel.

Néanmoins, Ben Simmons n’a pas à se soucier de l’argent pour le moment, car il bénéficie toujours d’un contrat maximal auquel il reste quatre ans et 147 M$, incluant 33 M$ en 2021-2022. Il y a des chances qu’une bonne partie de cette somme ne se rende jamais dans ses poches, s’il ne coopère pas dans un scénario où il demeure avec son club actuel.

Le CBA (collective bargaining agreement) établi entre la ligue et la NBPA (Association des joueurs) stipule qu’une organisation a le droit de suspendre le salaire d’un de ses hommes si ce dernier « ne remplit pas ses fonctions ». Simmons pourrait donc perdre environ 227 000 $ par match raté.

Malgré tout, il y a quand même quelques dirigeants d’ailleurs dans le circuit qui voient bien le meneur arrivé deuxième dans la course au titre de Joueur défensif de l’année dans leur propre arsenal. Le réseau de pari BetMGM (via The Athletic) a même dressé une liste des meilleurs candidats dans un potentiel départ de Big Ben.

Entre les probabilités allouées aux Timberwolves, Rockets, Kings, Spurs, Warriors et Raptors, sur laquelle mettriez-vous votre argent?

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Liam Houde
Liam a gradué en journalisme au Collège La Cité, à Ottawa. Il aime marier son amour de la rédaction avec sa passion pour le basketball et son objectif est de faire du Québec un endroit où ce sport est un élément clé de la culture.
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