La liste de souhaits de Bradley Beal

Après être passé à moins de 2 points moyens par match de décrocher son premier titre de plus grand marqueur de la ligue en 2020-2021, Bradley Beal a d’importantes ambitions pour l’imminente saison de la NBA. Cette fois-ci, non seulement compte-t-il dépasser Stephen Curry comme meilleur pointeur – Beal est le favori des parieurs dans cette catégorie –, mais la superstar des Wizards de Washington a aussi d’autres objectifs intéressants dans sa mire. Il les a partagé avec Quinton Mayo, ancien journaliste à la couverture de l’équipe pour NBC Sports Washington, désormais pour BetMGM, Blue Wire Pods et Audacy Basketball.

MVP

Bradley Beal vise haut. Il vise le plus prestigieux trophée individuel, pour être précis. Rien de moins. Alors qu’il est vrai que le shooting guard élite fait indéniablement partie des 20 meilleurs athlètes de la ligue et qu’il représente évidemment le joueur le plus utile des Wizards, il en faudra plus que ça pour décrocher un titre de MVP.

D’abord, considérons que chacun des détenteurs du Joueur le plus utile depuis Moses Malone en 1982 menaient un club dans le top 2 de leur conférence. Les seules exceptions étant Michael Jordan en 1988 (3e place), Russell Westbrook en 2017 (6e) et Nikola Jokic l’an dernier (3e).

Donc, force est d’admettre que Washington aura intérêt à terminer son calendrier régulier au sommet de l’Est, si le leader de la formation souhaite avoir une chance de soulever le MVP : ce qui n’est pas tâche facile. Rappelons que les Nets, Bucks, 76ers, Hawks, Celtics et le Heat aspirent à faire partie du top 3 de la conférence, alors que les Knicks, Bulls, Raptors, Hornets, Pacers et peut-être même les Cavaliers tenteront de se tailler une place en séries aussi – complétant un bassin de compétition assez vaste pour Beal et les Wiz

De plus, si le jeune marqueur de 28 ans espère véritablement obtenir le statut de joueur avec « la plus grande valeur » comme tant d’autres légendes avant lui, il aura également à augmenter son apport défensif de quelques crans, en plus de maintenir son rythme actuel de plus de 30 points par rencontre.

Ce qui nous amène au prochain point.

Première équipe d’étoiles All-Defensive

Pour Brad Beal, les mentions d‘All-Star et All-NBA ne sont plus suffisantes. Après avoir participé au Match des étoiles à trois reprises, et avoir vu son nom être inclus au sein de la troisième équipe All-NBA de 2020-2021, Beal en veut encore plus : il désire être reconnu pour sa défense, également.

Jusqu’à présent dans sa carrière, la vedette de D.C. ne s’est jamais distinguée pour ses prouesses de ce côté du ballon, étant généralement considéré comme une valeur neutre en défense, au périmètre. Or, semblerait-il que cette étiquette devrait bientôt changer, si on en croit ce que dit lui-même le numéro 3.

Après tout, le guard de 6 pieds, 3 pouces a de longs bras (envergure de 6 pieds, 7 pouces) et un excellent gabarit. Son jeu de pieds extraordinaire et ses déplacements latéraux dignes des meilleurs du circuit sont des atouts qui lui sont propres en attaque, mais qui pourraient bien se traduire dans son jeu défensif.

Après avoir publié une cote défensive de 114.8 l’an dernier, il y a certainement place à l’amélioration, on est loin des Jrue Holiday, Marcus Smart et Patrick Beverley autour de l’arche. Toutefois, le potentiel est là, reste désormais à voir si l’effort pourra y correspondre afin que Beal entendent finalement son nom être prononcé dans la même phrase que « bon défenseur ».

Séries éliminatoires

Ce but de faire les séries n’est définitivement pas aussi surprenant que son précédent, mais Brad a raison de croire que son unité peut s’y tailler une place cette année, après y avoir accédé par la porte arrière la saison dernière, en se qualifiant par le tournoi de play-in. Certes, Russell Westbrook n’est plus dans la capitale américaine pour diriger le navire, mais les additions de Spencer Dinwiddie, Kyle Kuzma, Montrezl Harrell et Kentavious Caldwell-Pope rendent intéressantes les chances de l’équipe.

Après une campagne de 34 victoires en 72 joutes, les Wizards se sont inclinés en cinq face aux Sixers lors du premier tour des playoffs, et un vrai ouragan de rumeur s’est ensuivi alors que l’univers du basketball croyait fermement que Beal demanderait un échange à ses supérieurs après le départ de Westbrook. Mais dans un revirement de situation, l’étoile du club a préféré renouer ses vœux de loyauté, au lieu.

Résultat : Washington possède toujours un effectif médiocre qui ne peut pas se permettre de viser plus loin que la première ronde des éliminatoires, de façon réaliste. Pourtant, il s’agissait d’une organisation qui était à un seul gain de goûter à la finale de conférence en 2017, lorsque John Wall et Bradley Beal formaient encore un binôme. Tristement, les Wizards n’ont pas atteint cette étape des séries depuis les années 1970, lorsqu’on les appelait toujours les Bullets.

Comme exemplifié au premier point de l’article, le défi s’annonce de taille pour la bande de Wes Unseld Jr., qui tentera tant bien que mal de supplanter les Knicks, Bulls, Raptors et plusieurs autres rivaux de l’Est, une conférence très améliorée cette année – le tout avec un entraîneur-chef recrue et une profondeur douteuse. Nous verrons bien si Real Deal Beal aura la chance de cocher quelques points de sa liste, ou si malheureusement aucun de ses vœux ne seront exhaussés en 2021-2022.

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Liam Houde
Liam a gradué en journalisme au Collège La Cité, à Ottawa. Il aime marier son amour de la rédaction avec sa passion pour le basketball et son objectif est de faire du Québec un endroit où ce sport est un élément clé de la culture.
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