Karl-Anthony Towns et son approche différente pour la saison

À travers tout le changement, il n’y a toujours eu qu’un seul point constant chez les Timberwolves du Minnesota depuis 2015 : Karl-Anthony Towns. Le pivot titulaire de l’équipe a participé au Match des étoiles à deux reprises déjà dans sa carrière, mais n’a jamais été en mesure de mener les siens plus loin que le premier tour des éliminatoires – qu’ils n’ont atteint qu’une fois. En vue de la prochaine campagne, un KAT plus déterminé que jamais s’est dit prêt à mettre les bouchées doubles alors que son amour pour le basketball a connu une renaissance.

Jon Krawczynski de The Athletic a recueilli plusieurs témoignages intéressants auprès de la vedette des Wolves, vendredi.

Karl-Anthony Towns sait qu’il représente l’un des plus grands talents à avoir défendu les couleurs des Timberwolves depuis l’inauguration de la jeune franchise en 1989. En demeurant toutefois humble, il reconnaît également l’impact qu’il a eu en six ans à Minneapolis, c’est-à-dire un impact assez minime, considérant son potentiel.

« Je ne suis qu’un grand talent que les Wolves ont possédé, mais je n’ai pas réellement fait quoi que ce soit pour laisser ma trace dans l’histoire des Wolves. » avait-il à avouer à Krawczynski.

Après avoir été exclu des séries éliminatoires encore une fois au printemps 2021, KAT a pu observer son excellent ami – et camarade de la classe de 2015 – Devin Booker connaître un succès monstre en menant les Suns de Phoenix vers la finale de la NBA. Accomplissement que Towns ne peut s’empêcher de vouloir ajouter à son CV, lui aussi.

Cette réalisation semble donc avoir allumé un feu en lui, que le joueur de 25 ans a utilisé en préparation pour l’imminente saison 2021-2022. Il sera intéressant de voir de quels types d’améliorations le Big KAT fera démonstration sur le terrain à l’amorce du calendrier régulier.

« J’ai commencé l’entre-saison enragé en voyant mes contemporains en bonnes postures en séries, avec moi à la maison. » a ajouté Towns sur la saison morte qu’il a connu.

Le centre aux multiples talents offensifs n’a pas non plus connu les derniers mois les plus faciles, après avoir perdu sa mère et d’autres membres de sa famille au virus de la COVID-19, ce qui avait grandement affecté son moral l’an dernier – avec raison. Le joueur favori des amateurs de fantasy basketball a même avoué qu’il avait remis sa carrière en question, à un certain moment.

Or, la superstar du Minnesota rassure maintenant que son amour pour le sport est rené de plus belle. Un amour qu’il croyait perdu à jamais. Heureusement, l’adversité et les défis auxquels Towns a du faire face lui ont plutôt donné « une force qu’il ne croyait pas avoir en lui », a-t-il dévoilé.

« Je ne savais pas si le jeu était pour redevenir comme avant pour moi. [Avant], je parlais de jouer pendant 20 ans et là je ne savais pas si je me rendrais à la huitième année. »

Malgré sa récession émotionnelle difficile, KAT s’en est sorti, et il a présenté d’excellentes statistiques individuelles sur le terrain. Le seul hic, c’est qu’il a été forcé de manquer plus d’une vingtaine de rencontres en raison d’une blessure au poignet, lui qui avait été un parfait exemple de santé dans le passé en jouant chacune des 82 parties de son club en 2015-2016, 2016-2017 et 2017-2018.

Si les actions du numéro 24 des T-Wolves – qui a changé son ancien numéro 32 en l’honneur de Kobe Bryant – correspondent à ce qu’il a affirmé en entrevue vendredi, il faut s’attendre à de grandes choses de sa part. Ce que les partisans du Minnesota souhaitent probablement voir le plus de sa part serait un bond du côté défensif du ballon : une des rares lacunes dans son jeu.

Dans un scénario où un Karl-Anthony Towns déterminé et en mission se démarque en défensive autant qu’en attaque cette année, en plus d’influencer directement davantage de victoires des siens, les noms de Rudy Gobert, Bam Adebayo et peut-être même Joel Embiid ou Nikola Jokic pourraient être mentionnés après celui du #1 des Timberwolves dans la conversation des meilleurs centres de la ligue.

Avec un entourage également amélioré sous Chris Finch incluant Anthony Edwards, D’Angelo Russell, Malik Beasley, Josh Okogie, Jaden McDaniels, Taurean Prince et maintenant Patrick Beverley (prêt à introduire une nouvelle identité défensive dans ce vestiaire) pour n’en nommer que quelques uns, il faudra garder un œil sur le Minnesota. Une place en play-in ou en séries n’est pas hors de question pour ce groupe.

Et qui sait? Un certain Ben Simmons pourrait également y débarquer sous peu. À suivre.

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Liam Houde
Liam a gradué en journalisme au Collège La Cité, à Ottawa. Il aime marier son amour de la rédaction avec sa passion pour le basketball et son objectif est de faire du Québec un endroit où ce sport est un élément clé de la culture.
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