Basketball professionnel dans la métropole, prise 3 : le beau défi de l’Alliance de Montréal

À environ six mois de l’entrée en scène de l’Alliance de Montréal, la nouvelle équipe de la Ligue élite canadienne de basketball (LECB – CEBL) fait face à un défi considérable. Elle devra préparer le retour du basketball dans un marché québécois où aucune équipe professionnelle n’a vécu plus d’une saison. Un projet qui a tout pour être viable selon Annie Larouche et son équipe.

L’Alliance disputera ses parties locales à l’Auditorium de Verdun à compter de mai 2022. Il s’agit du même domicile où les Dragons de Montréal, première équipe professionnelle de basketball montréalaise, ont évolué en 1993. Ceux-ci ont mis la clé dans la porte avant même la fin de leur première saison dans la défunte NBL canadienne. L’expérience n’a guère été plus concluante avec le Jazz de Montréal, franchise n’ayant existé que pendant la saison 2012-2013.

La LECB est toutefois persuadée que l’engouement du basketball à Montréal et au Canada n’est pas que passager. « La popularité du basketball au pays dans les 25 dernières années augmente de manière exorbitante. Les jeunes présentement dans la ligue ont grandi à l’époque de Vince Carter [avec les Raptors de Toronto], et les prochaines générations auront grandi avec le championnat de la NBA des Raptors en 2019. Les prochaines années sont très prometteuses et c’est à nous de tout mettre en place pour que ça se concrétise », a affirmé Mike Morreale, commissaire de la LECB, en conférence de presse mercredi. 

Trois saisons d’activité et huit équipes plus tard, la LECB décide de s’installer au Québec une première fois. Déjà, le projet d’une équipe à Québec est soulevé par la ligue. « Il y a une raison pour laquelle nous avons pris un moment avant de s’établir à Montréal. Nous voulions faire les choses comme il le faut et ce sera la même chose en ce qui concerne l’équipe que nous voulons potentiellement implanter à Québec », soutient Morreale. 

Malgré l’arrivée tardive en LECB de l’Alliance de Montréal, la directrice des opérations de l’équipe, Annie Larouche, est d’avis que le marché montréalais sera, dès l’an 1, « comparable aux marchés déjà établis dans la LECB. La ligue n’est active que depuis trois ans, dont deux de pandémie. En 2022, on repart la machine à fond et notre équipe fera partie de tout cela. »

Sentiment d’appartenance et fierté au cœur du mandat de l’équipe

Lorsque l’Alliance de Montréal a procédé au dévoilement de son image de marque mercredi, cette dernière était notamment justifiée par le désir de transmettre le sentiment d’appartenance et la fierté aux partisans montréalais et québécois.  

Ce seront également des critères qui seront mis à profit lorsque viendra le temps de sélectionner les prochains postes de direction chez l’Alliance, assure Annie Larouche. « Du talent ici, on en a. Pourquoi, à talent égal, nous irions embaucher quelqu’un d’ailleurs? Nous allons piger ici, que ce soit pour l’embauche de notre directeur général, de notre entraîneur, de nos joueurs. Nous voulons être une équipe gagnante et ce serait fou de passer à côté de l’opportunité de l’être avec des gens d’ici », affirme la directrice des opérations.

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Gabriel Duhamel
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