La défensive de Bam Adebayo est hors de ce monde

Ceux qui ont pris le temps d’observer l’opération du Heat de Miami cette saison auront sans doute remarqué l’impact défensif resplendissant de Bam Adebayo au travers des cinq rencontres où le gaillard était en uniforme. Ça saute aux yeux sur le terrain, mais après que sa blessure au genou se soit empirée lors d’une victoire contre Charlotte vendredi, nous voulions jeter un coup d’œil aux statistiques du centre de South Beach afin d’illustrer plus en profondeur l’impact digne de Joueur défensif de l’année qu’il a eu jusqu’à présent.

Certes, l’échantillon est très petit, mais ce que Adebayo et le Heat accomplissent en zone défensive se doit d’être souligné.

La superstar émergente qui a récemment été honorée au FTX Arena de Miami pour sa contribution à une médaille d’or aux Jeux olympiques de Tokyo est en train de construire les fondations d’une saison hors pair – particulièrement au chapitre de la défense.

Mais d’abord, penchons-nous sur le rendement offensif de l’équipe, en tant qu’unité.

C’est de ce côté du ballon que le collectif d’Erik Spoelstra excelle cette année, d’ailleurs. Le Heat présente une impressionnante cote défensive (defensive rating) de 93.6, la meilleure de la NBA, pour aller avec leur bilan de 4-1. Si la campagne finissait aujourd’hui, Miami terminerait avec la meilleure marque de la sorte depuis 1979, soit depuis l’inauguration de la ligne des 3 points.

Les Heatles sont également premiers au chapitre du pourcentage de rebonds défensifs avec 80.4%. Étant top 2 aussi dans la catégorie du net rating, Miami a pourtant une production et un rythme offensifs digne de seulement la 11e place du circuit – ce qui représente un témoignage encore plus en faveur de leurs prouesses défensives.

Le responsable

Simplement dit, Bam est à remercier pour cet afflux de défense au sein d’un club qui est pourtant déjà connu pour sa robustesse soutenue à ce niveau. Oui, Jimmy Butler, Kyle Lowry, PJ Tucker et d’autres contributeurs en sont également pour quelque chose, mais Adebayo est presque sur une autre planète présentement.

L’athlète de 24 ans qui n’a cessé de faire grandir son jeu au fil de ses quatre ans chez les pros n’allouait qu’un taux de réussite de 21.6% aux adversaires qu’il défendait directement cette année… Inutile de vous dire qu’il s’agirait du meilleur rendement défensif de l’histoire si l’échantillon s’étendait sur une saison complète.

Rudy Gobert est son plus proche poursuivant dans ce palmarès en allouant 42% de leurs tirs à ses opposants.

Bam, l’homme qui mène d’ailleurs l’univers du basketball avec une cote défensive personnelle de 88.3, est aussi celui qui trône au sommet de l’association pour les win shares défensifs avec 0.254. En gros, son athlétisme, sa détermination, sa polyvalence et son habileté à bloquer les tirs au panier (1 bloc par match) sont les ingrédients parfaits pour un joueur qui affecte directement les victoires de son club par sa contribution défensive.

Il est peut-être loin des 3.8 contres par match que Al Horford récolte désormais – de façon surprenante, il faut le dire –, mais les deux hommes seront bien plus près l’un de l’autre au sein de cette liste lorsque le calendrier régulier aura atteint son terme.

Gardez un œil sur le Heat en 2021-2022, qui présente quelques « narratives » intrigantes entre l’arrivée de Kyle Lowry, le bond de troisième année de Tyler Herro et cette entrée en scène de lion du collectif. Si au moins une portion de ce que nous avons pu observer au sud de la Floride jusqu’à maintenant peut se traduire adéquatement aux séries, Miami pourrait très bien imiter son succès de la bulle d’Orlando et connaître un beau et long parcours éliminatoire. À suivre.

Image par défaut
Liam Houde
Liam a gradué en journalisme au Collège La Cité, à Ottawa. Il aime marier son amour de la rédaction avec sa passion pour le basketball et son objectif est de faire du Québec un endroit où ce sport est un élément clé de la culture.
Publications: 970