Les difficultés de Damian Lillard se poursuivent

Alors que le début de la saison 2021-2022 est saturée de belles histoires et présente déjà un lot impressionnant de performances remarquables, tout n’est pas rose dans la NBA – particulièrement dans le cas des Trail Blazers de Portland, où Damian Lillard continue d’éprouver de grandes difficultés au tir. Cette année, la ligne de 3 points n’est pas entichée de Dame alors que le meneur des Blazers décoche le triplé à un rythme de 23.2%, et ces déboires se poursuivaient dimanche soir dans la récente défaite aux mains des Hornets.

Charlotte a bien fait au Spectrum Center hier soir dans une victoire au compte de 125-113 derrière d’excellentes prestations de LaMelo Ball, Kelly Oubre et Miles Bridges. Alors qu’ils présentent désormais une fiche de 5-2 – contre une chute vers 3-3 pour Portland – les Hornets ont frappé le mille à 20 reprises du périmètre, sur un magnifique rendement de 47%.

Lillard n’a pas connu un tel succès de l’arche, cependant. Seulement deux de ses 14 tentatives du 3 points ont trouvé le fond de l’anneau, alors qu’il présentait un taux d’efficacité total de 5-20 pour la soirée : pas optimal pour une superstar de son statut.

Tout de même, Dame D.O.L.L.A. a contribué à l’effort des siens avec 14 points, 4 rebonds et 12 passes décisives. Mais cela n’empêche pas la base partisane de Portland de se poser des questions au sujet de leur leader incontesté, lui qui avait parlé d’affronter l’adversité coûte que coûte en Oregon, en renouant ses vœux de loyauté.

Après six rencontres cette année en 32.8 minutes de jeu par soir, Dame maintient des décevants rendements de 34.9% du terrain, 23.2% du périmètre et un true shooting de 46.3% – le tout en ne marquant que 18.3 points par match, après en avoir récolté 28.8 de moyenne l’an dernier. L’échantillon est extrêmement mince, certes, mais il y a tout de raison de mentionner ses difficultés.

Pourtant, CJ McCollum lui, prospère en biais de la léthargie de son partenaire de backcourt. Le shooting guard marque tout juste 24 points par joute depuis le lancement des activités et convertit 43.3% de ses tirs périphériques, en 10 essais moyens. Toutefois, il est coutume pour McCollum d’amorcer les campagnes en lion, puis de voir sa production se stabiliser alors que celle de Lillard atteint des niveaux supérieurs au fil des matchs.

Or, si aucun facteur évident ne peut expliquer le marasme du premier joueur étoile de Rip City, la pression qui a été mise sur ses épaules en cette période de semi-transition en est peut-être pour quelque chose. Oui, CJ est là pour épauler Lillard lors de moments relativement difficiles comme celui-ci, mais le prolifique pointeur ne représente pas une aide suffisante afin de connaître les longs parcours éliminatoires que Portland souhaite.

Ce n’est pas nouveau : Damian Lillard ne reçoit pas beaucoup d’aide de la part de son état-major, alors qu’il se voit souvent être contraint de mener un effectif qui n’est pas de taille face aux plus grandes menaces de la conférence de l’Ouest. Est-ce que ce fardeau commence à se rabattre sur Dame? Est-ce peut-être la source de ses soucis, ou s’agit-il d’une simple récession passagère?

Si vous demandez la question à son entraîneur-chef Chauncey Billups, ce dernier est convaincu qu’il n’y a pas de raison de s’inquiéter et qu’une « performance dominante typique de Lillard est à prévoir pour très bientôt. » Et il a probablement raison. Dame time est à l’horizon.

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Liam Houde
Liam a gradué en journalisme au Collège La Cité, à Ottawa. Il aime marier son amour de la rédaction avec sa passion pour le basketball et son objectif est de faire du Québec un endroit où ce sport est un élément clé de la culture.
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