Les détails derrière les maillots City Edition

En l’honneur du 75e anniversaire de la NBA, exactement 75 ans suivant la toute première joute de la ligue entre les Huskies de Toronto et les Knicks de New York (au Maple Leaf Garden de Toronto, le 1er novembre 1946), la ligue a dévoilé sa nouvelle gamme d’uniformes de l’édition City pour la saison 2021-2022. Alors que plusieurs fuites nous avaient déjà gâché la surprise quant à un bon nombre de ces jerseys signés Nike (voir Partie 1 et Partie 2 des fuites), il est tout de même intéressant d’admirer les designs de ces tenues dans toute leur gloire, maintenant que le dévoilement est officiel.

Intitulés « Mixtapes » ou « Moments Mixtape » pour leurs nombreux clins d’yeux aux générations passées, les tout nouveaux maillots City Edition – attendus avec tant d’impatience – en rendront quelques uns nostalgiques, d’autres curieux et tous émerveillés par leurs choix parfois uniques de couleurs et d’inspirations variées.

Raptors de Toronto

D’abord, il nous est impossible de commencer par un autre jersey que celui de la toute nouvelle édition City des Raptors de Toronto. Comme les partisans du We the North sont désormais habitués de voir chaque année, le noir et l’or « OVO » seront encore à l’honneur dans cette formule repensée de l’identité de l’unique franchise canadienne.

Plusieurs regards intéressants sont également pointés vers l’histoire de l’équipe en faisant évidemment l’utilisation du fameux dinosaure; mascotte du club et ancien logo des années 1990 et début 2000. Si on observe le vélociraptor de plus près cependant, il devient apparent que le maillot qu’il porte lui-même est une référence directe soit aux chandails City Edition de 2017-2018 (noir et or), de 2018-2019 (blanc et or) ou de Statement Edition de 2018-2019 (rouge et blanc).

Curieusement, le dino arbore le numéro 19. Est-ce en hommage au championnat des Raptors de 2019?

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Crédit : NBA

Lakers de Los Angeles

Une pièce unique sera présentée par le Lakers sous peu, et il s’agit d’un des plus beaux du circuit. Le maillot au fond violet et aux détails bleus et blancs fait la promotion de trois anciennes versions classiques du Lakeshow. Autant Minneapolis que L.A. sont à l’honneur.

Le bleu et blanc glacial nous fait voyager dans le temps jusqu’au déménagement de la concession vers Los Angeles en 1960, tandis que les étoiles nous relancent encore pus loin, de 1958 à 1960 lorsque le concept du maillot old school des « Minneapolis Lakers » incluait cette touche. Le profond mauve royal qui unifie le tout est quant à lui emprunté à l’esthétique traditionnelle qu’ont arboré les Lakers de 1966 à 1999.

L’emploi du mot Dynasty semble adéquat ici.

Clippers de Los Angeles

De l’autre côté du couloir au Staples Center, les Clippers ramènent eux aussi un look aux allures familières. Les Braves, ainsi que les villes de Buffalo et San Diego sont mis de l’avant dans un rappel d’une riche histoire parfois négligée de la Clippernation. Même si l’utilisation de l’orange et du bleu ciel, qui racontent une bonne partie du récit de la franchise a été utilisé chez quelques maillots alternatifs au fil des dernières années, il s’agit d’une palette de couleurs des plus originales – toujours bienvenue.

76ers de Philadelphie

Dans la même optique que ses homologues, l’organisation des 76ers de Philadelphie s’est inspirée de plus d’une ancienne version de son uniforme pour dessiner sa prochaine édition City. Faisant d’une pierre deux coups, eux aussi, les Sixers empruntent la police des années 1970, tout en y ajoutant les couleurs de leur logo lorsqu’au stade Spectrum, de 1967 à 1996.

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Crédit : NBA

Bulls de Chicago

Cette récente cuvée d’annonces par Nike et la NBA mettait en vedette un joli chandail des Bulls qui crie années 1970 et 1980. Jadis, un jeune Michael Jordan a pris d’assaut la NBA en tant que recrue avec un uniforme presque identique à celui-ci sur le dos.

Mais comme c’est le cas pour ses contemporains, le jersey que vous voyez ci-bas ne tire pas sa révérence qu’à une seule édition du passé, mais bien à plusieurs à l’aide de petits détails cachés. En l’occurence, des bandes blanches et noires qui longent les extrémités du morceau de vêtement font honneur aux Bulls des années 1960.

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Crédit : NBA

Celtics de Boston

L’allure très old school de la plus récente tenue des Celtics peut rappeler les années 1980 et faire penser à Larry Bird. Mais il s’agit à la fois d’un throwback vers la toute première gamme de vêtements que revêtaient les C’s dans les années 1940, en plus des nombreuses ères de champions à Boston. Il est d’ailleurs bien intéressant de pouvoir remarquer les 17 championnats au bas du jersey, ainsi que les 23 numéros retirés par l’illustre franchise.

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Crédit : NBA

Knicks de New York

Tout comme les Warriors et les Celtics, les Knicks de New York ont déjà paradé leurs magnifiques uniformes de l’édition Classique sur le terrain cette année, mais ils ne sont pas à l’abris d’internautes prêts à dévoiler sans permission l’allure de leurs chandails dans la catégorie City : nous l’avions déjà examiné en détails.

Un logo Nike plus stylisé accompagné des initiales de la ville, NYC, fait son retour après avoir couronné la même édition de l’an dernier. La police et la forme du mot New York étaient premièrement utilisées par les Knickerbockers en 1968, puis sont réapparues durant l’ère Carmelo Anthony. On y retrouve également des hommages aux titres de l’équipe et à l’immortel Madison Square Garden.

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Crédit : NBA

Grizzlies de Memphis

Dans le cas des Grizzlies de Memphis, l’hommage envers le passage du club à Vancouver est toujours d’actualité, alors que leur nouvelle édition City y fait référence par la couture à son collet et ses manches. Le deuxième style qui vient s’y marier se sert de la police et certaines des couleurs exactes qui ont marqué l’ère Grit & Grind à Memphis. Ces traits ramènent inévitablement des souvenirs de Marc Gasol, Mike Conley, Tony Allen et Zach Randolph. Ces deux derniers verront d’ailleurs leurs numéros respectifs être retirés par l’équipe cette année.

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Crédit : NBA

Heat de Miami

Pour l’édition City du maillot que porteront les Heatles, on a également droit à une amalgame de styles du passé : concept récurant cette année. Le Heat de Miami fait plusieurs clins d’yeux individuels à son histoire – aussi récente que lointaine.

Le premier « M » au devant du maillot rappelle l’édition Floridian qui elle rendait hommage au Floridians de Miami dans la ABA (années 1970) ; le premier « I » tire sa révérence à l’édition alternative Legacy, qui visait à honorer les partisans de l’équipe lors des années 2000 ; la lettre « A » rouge, noire et jaune a quant à elle été utilisée à profusion, autant dans le mot « Miami » que dans le mot « Heat » à travers les 33 ans d’existence du club ; le deuxième « M » n’est pas non plus inconnu de la foule, car il s’agit de celui qu’on retrouvait sur la version noire City de l’uniforme en 2018-2019, celui à saveur de Miami Vice ; ultimement, le « I » final nous rappelle l’édition Championship de 2014, dans le but de témoigner du dernier titre remporté par la franchise, en 2012-2013.

Une touche agréable : les joueurs avaient la chance de choisir le style des numéros au devant et au derrière de leur uniforme parmi des styles d’à travers l’histoire du Heat. Une première dans le sport professionnel. Et que dire du parquet qui accompagne le tout.

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Crédit : NBA

Pistons de Detroit

Les Pistons de Detroit ont également partagé un joli design sur la toile, avec un maillot si rouge qu’il est difficile de s’en détacher les yeux. On y fait ici honneur à plus d’une ancienne version de l’équipe, évidemment, dont les Bad Boy Pistons.

La célébration du 75e anniversaire a bien donné sa saveur à cette tenue qui emprunte des éléments du passé, dont la police de caractère des uniformes de 1981 à 1996 et des couleurs tout droit sorties de 2004, lorsque les Pistons soulevaient leur dernier trophée Larry O’Brien. Voilà un jersey simple qui aura fière allure sur Cade Cunningham et compagnie.

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Crédit : NBA

Thunder d’Oklahoma City

Ensuite, voici un aperçu des étranges tenues City Edition pour le Thunder. Voulant emprunter un chemin différent qu’au fil des campagnes précédentes, Oklahoma City fait un virage inattendu vers le blanc. Les tons d’argenté qui parsèment la création rendent quant à eux hommage aux jerseys bleu marin que Russell Westbrook, Kevin Durant et Serge Ibaka portaient si bien de 2012 à 2016.

Les lignes verticales y font référence, aussi, alors que les lignes horizontales sont censées imiter celles sur une édition alternative d’un maillot orangé en 2017-2018. Avec un commanditaire comme Love’s qui ressort maintenant encore plus bruyamment, soit on l’aime, soit on ne l’aime pas.

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Crédit : NBA

Timberwolves du Minnesota

Prochains sur la liste avec des maillots à faire tourner des têtes, les Timberwolves du Minnesota rendent un hommage bien mérité (finalement) au T-Wolves de Kevin Garnett, au début des années 2000, en s’y référant pour la police de caractère du mot « Wolves » et des numéros, en plus des petits sapins qui longent le collet du jersey. Le fond bleu de cette tenue a cependant pour but de faire égard à une édition plus ancienne de cette équipe, soit de 1989 à 1996 – période où le bleu royal teintait les activités du club.

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Crédit : NBA

Warriors de Golden State

D’année en année, les Warriors de Golden State épatent en sortant l’une des meilleures collections d’uniformes du circuit, et 2021-2022 ne semble pas déroger de la norme. Pour représenter la culture des Dubs ainsi que les municipalités de San Francisco et Oakland, l’organisation a choisi une palette de couleurs incluant le noir, le jaune et le bleu pour cette nouvelle édition City.

Sans doute, l’élément qui saute d’abord aux yeux se trouve à être l’éclair qui longe les deux côtés du maillot. Il s’agit d’une référence à l’identité de la concession de 1997 à 2003, qui se servait de l’éclair comme icône, puis de 2003 à 2010, lorsqu’il avait un rôle plus subtil.

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Crédit : NBA

Bucks de Milwaukee

À Milwaukee, il n’y a pas que le récent championnat du club à célébrer; une longue et intéressante histoire se doit également d’être célébrée dans cette formule fascinante de la tenue « Remix » des Bucks. Tout de suite, la présence du fameux mauve adoré de l’intervalle de 1994-2006 fait déjà de cette œuvre un succès.

On y retrouve d’autant plus des éléments rappelant les années suivant cette époque, faisant ressortir les noms de Brandon Jennings et Andrew Bogut, mais sans oublier les légendes qui ont représenté la Cream City au 20e siècle également. Les tons des années 1970 avec les légendaires Kareem Abdul-Jabbar et Oscar Robertson dont bien identifiables sur les panneaux de côtés colorés et dans certains détails du morceau.

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Crédit : NBA

Cavaliers de Cleveland

Le logo qui saute d’abord aux yeux sur ce nouveau look des Cavs est revenu à quelques reprises dans l’ère moderne du basketball pour chapeauter quelques éditions Classiques, et il incarne l’image des Cavaliers entre 1970 et 1983.

Les rayures or, blanches et bourgognes en bordure font quant à elles référence à l’allure des uniformes typique de Cleveland de 1974 à 1980. Le logo de cette période et de la prochaine dans l’histoire de cette franchise de basketball obtient aussi une mention par l’entremise de ces deux logos classiques à la ceinture et au bas du short. Plusieurs équipes ont copié ce concept.

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Crédit : NBA

Hawks d’Atlanta

Étant également l’une des équipes avec une onéreuse histoire à raconter, Atlanta s’est gâté avec ses throwbacks variés. Le faucon rouge en avant-plan a été emprunté aux années 1995-1999 et le jaune employé avec abondance est tiré d’une période entre 1982 et 1995, qui a également fait son retour de 2004 à 2007 dans beaucoup de l’iconographie des Hawks.

Le vert et bleu qui marquaient l’ère Pete Maravich peuvent paraître absent de l’habit jaune et rouge, mais il faut s’attarder en fait sur la police de caractère afin d’y voir un clin d’œil vers cette ère si importante des années 1970.

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Crédit : NBA

Hornets de Charlotte

Aucun élément du parcours des Hornets de Charlotte depuis 1988 n’a été oublié lors de la confection de ce maillot. Autant le motif en alvéoles que le logo original de la guêpe et que la palette de couleurs classique sont à l’honneur.

Toutefois très chargé en détails, l’uniforme est encore l’un des plus plaisants à regarder sur un terrain de basketball, avec son bleu, turquoise, mauve et vert. La Buzz City sait bien faire les choses lorsqu’il s’agit d’esthétique rétro.

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Crédit : NBA

Kings de Sacramento

Le surnom de Sactown semble être devenu celui de choix pour celui qui les Kings se servent dans l’onjectif d’honorer la capitale californienne, et il est ici incarné par une typographie rappelant celle des Royals de Rochester, avant les déménagements.

La paire de shorts qui accompagne ce chandail noir et mauve effectue plutôt un voyage dans le temps vers la période où Chris Webber menait ce club, de 1994 à 2002. Jolie, mais sans trop en faire, cette réalisation est un succès.

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Crédit : NBA

Magic d’Orlando

Aimez-vous les oranges? On retourne à la couleur de ce fruit symbolique d’Orlando pour une troisième année consécutive dans l’édition City que porteront les jeunes joueurs du Magic cette année. Le format du maillot ainsi que ses rayures orangées ont la même forme que lors d’une portion du passage de Dwight Howard en Floride, soit de 2010 à 2017.

Les étoiles qui parsèment la tenue prennent leur origine chez le tout premier emblème de la formation et qui a connu une certaine longévité de 1989 à 1998. Sinon, tout comme l’effectif actuel du Magic, cet uniforme ne fera pas de flammèche.

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Crédit : NBA

Mavericks de Dallas

Les Mavericks célèbrent à fond leur héritage en cette année de ressourcement avec, entre autres, l’ajout du nom de tous les joueurs à avoir porté les couleurs du club sur les parquets utilisés cette campagne. C’est dans cette même optique que le maillot City Edition a été dessiné avec du bleu et du vert typique des 20 premières années d’existence des Mavs.

Le mot Dallas qui unie le tout prend son inspiration dans les années 1980 alors que le logo d’origine lui prête gentiment son chapeau de cowboy. D’autres détails subtils tels les bandes de côté et au collet du maillot tirent leur révérence aux grands comme Dirk Nowitzki.

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Crédit : NBA

Nets de Brooklyn

Décidément, le séjour au New Jersey a encore son influence sur le design des Nets aujourd’hui. Et cet emprunt va si bien aux joueurs de Brooklyn. De 1990 à 1997, l’équipe paradait un « Nets » identique à celui-ci au devant de leurs uniformes. Son style a bien vieilli si on en juge la réception qu’a obtenu cette version City et la dernière pour Brooklyn.

Or, les côtes du jersey vont encore plus loin dans le passé pour puiser leur inspiration – vers la période de 1977-1979. Une autre touche pas désagréable du tout est l’ajout de chacun des logos d’à travers les années, au bas du chandail.

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Crédit : NBA

Nuggets de Denver

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Pacers d’Indiana

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Pelicans de la Nouvelle-Orléans

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Rockets de Houston

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Spurs de San Antonio

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Trail Blazers de Portland

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Wizards de Washington

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Crédit : NBA

Jouant un peu le rôle de trouble-fêtes, les Suns de Phoenix et le Jazz de l’Utah ont plutôt opté pour la même édition City que l’an dernier; soit d’excellents looks parmi les plus esthétiquement impressionnants. Malheureusement, l’histoire de ces illustres concessions n’y est pas explorée comme elles avaient l’occasion de le faire pour le 75e. Particulièrement en ce qui a trait au Jazz, c’est dommage que les partisans seront privés de certains rappels vers des ères iconiques du début des années 2000 et des années 1990. Pensez aux magnifiques jerseys avec la montagne mauve qui sont devenus synonymes de l’ère John Stockton et Karl Malone…

Notez que tous ces uniformes Mixtape/City Edition font leur apparition officielle sur les terrains à partir du 3 novembre 2021.

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Liam Houde
Liam a gradué en journalisme au Collège La Cité, à Ottawa. Il aime marier son amour de la rédaction avec sa passion pour le basketball et son objectif est de faire du Québec un endroit où ce sport est un élément clé de la culture.
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