Je me souviens: les Raptors remportent le championnat

Publié le 13 juin 2020 par Dominic Gildener

Le 13 juin 2019, les Raptors de Toronto ont marqué l’histoire en étant la première équipe non américaine à soulever le trophée Larry O’Brien. La troupe de Nick Nurse a accompli l’exploit après une victoire contre les Warriors de Golden State par la marque finale de 114-110 dans le 6e match de la finale. 

Un nombre impressionnant, même jamais vu, de spectateurs canadiens suivaient le parcours des Raptors tout au long des séries. Chaque match de la finale venait battre des records pour le pays en matière de cotes d’écoute. Sans oublier les milliers de partisans qui remplissaient les fameux Jurassic Park dans de nombreuses provinces. Certains fans se sont même présentés dans des salles de cinéma où ils pouvaient visionner les parties gratuitement.

Il a fallu près de 25 années d’existence avant de voir le club de Toronto gagner son premier titre dans la NBA. Les amateurs de basketball au Canada ont donc célébré en grand et avec raison.

Certains diront que les Raptors ont eu de la chance de gagner puisque les Warriors comptaient plusieurs blessés dans leur effectif. Il est vrai que Kevin Durant n’a joué que quelques minutes durant toute la finale, mais Klay Thompson, quant à lui, était en santé et disponible pendant 4 matchs complets et presque la totalité de la cinquième rencontre. De plus, la majorité du temps, les champions dans tous sports confondus doivent avoir un minimum de chance en cours de route et les blessures font partie du jeu.

Repensons au Warriors de 2014-2015 par exemple. Pour remporter le premier de leurs 3 titres avec Curry et compagnie, mais le 4e de l’histoire de la franchise, Golden State a affronté des Cavaliers qui ont commencé la finale sans Kevin Love, absent à cause d’une blessure à l’épaule, et qui ont perdu les services de Kyrie Irving après le 1er match dû à une blessure. Cleveland a donc dû disputer le reste de la série sans deux de ses meilleurs joueurs.

Un match #6 époustouflant 

Kyle Lowry a ouvert le match #6 complètement en feu. Il a dominé le premier quart offensivement en marquant et en passant le ballon avec efficacité, mais sa présence du côté défensif s’est aussi fait ressentir. Le vétéran a une fois pour toutes fait taire les sceptiques qui disaient depuis des années qu’il n’était qu’un joueur de saison régulière et qu’il s’écroulait face à la pression en séries. Le basketteur étoile a su briller au bon moment et il restera à jamais une légende à Toronto et au Canada. 

Tout au long du match, mais surtout dans la deuxième demie, Fred VanVleet a prouvé pourquoi son surnom Steady Freddy lui allait si bien. Le guard a réussi plus d’un tir à 3 points profonds et à des moments importants.

De son côté, Pascal Siakam, le Most Improved Player de la saison régulière, n’a pas déçu en livrant une performance fidèle à lui-même. Kawhi Leonard, lui, n’a pas joué son meilleur match de la finale, mais son effort a tout de même été suffisant. Après tout, il avait mis l’équipe sur ses épaules tout au long des séries. Il y a aussi les schémas défensifs de Nick Nurse qui ont une fois de plus freiné le leader des Warriors, Steph Curry. Bref, il s’agissait d’un effort collectif.

Joueurs clés des Raptors (match #6):

  • Pascal Siakam: 26 points, 10 rebonds et 3 passes décisives
  • Kyle Lowry: 26 points, 10 passes décisives, 7 rebonds et 3 interceptions
  • Fred VanVleet: 22 points, 2 rebonds et 5 tirs à 3 points
  • Kawhi Leonard: 22 points, 6 rebonds, 3 passes décisives et 2 interceptions

Les Raptors peuvent-ils défendre leur titre?

Dur à croire qu’une année complète s’est écoulée depuis ce moment historique. Les partisans des Raptors ne l’oublieront jamais. Quand pourront-ils revivre de telles émotions? Est-ce possible que la franchise répète l’exploit en octobre prochain? Tout comme l’a dit le légendaire Kevin Garnett en 2008: « everything is possible »

De toute évidence, Toronto n’est pas favori pour remporter le titre cette année. Toutefois, le club a réussi à se retrouver 2e dans le classement de l’Est malgré le départ de Kawhi Leonard. Personne dans l’équipe n’a peur de Giannis et des Bucks ou encore des jeunes Celtics. Se rendre en finale ne semble donc pas impossible pour Kyle Lowry et ses coéquipiers. Il serait plus dur pour eux de battre les Clippers ou les Lakers dans la finale, mais sait-on jamais ? 

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Par Dominic Gildener

Dominic étudie en journalisme à l'Université de Montréal. Il est passionné par la NBA depuis l'âge de 10 ans. À l'aide de sa plume, il souhaite partager cette passion avec le public. Il se dit satisfait de voir la popularité du basketball augmenter au Québec.

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