James Harden n'est pas capable d'être « clutch » 

Publié le 17 mars 2022 par Louis-Éric Masse

Qu’on soit fan ou non de James Harden, personne ne peut remettre en question ses habiletés de pointeur. Au fil des années, Harden a cumulé plus de 23 000 points, ce qui le hisse au 29e rang de l’histoire de la NBA. Or, il y a un petit hic… Harden disparait quand le projecteur est sur lui.

Ne tirez pas sur le messager, ses statistiques en carrière dans les grands moments sont plus que décevantes. Au premier moment décisif de sa carrière, les Finales de 2012, Harden n’a que moyenné 12 points par partie, une baisse considérable comparée à ses 17 points lors de la saison régulière.

Vous me direz (et vous auriez sûrement raison) que James Harden n’avait que 22 ans et connaissait son premier grand moment dans la NBA. C’est une excuse qui tient la route, mais ses statistiques ne se sont pas améliorées avec le temps.

L’année d’après, à la suite de l’échange qui a amené Harden à Houston, The Beard a connu une première saison respectable dans l’uniforme des Rockets, obtenant sa première sélection au Match des étoiles. La vie fait bien les choses : Harden a affronté son ancienne équipe, le Thunder, lors du premier tour. L’attention était donc sur James. Cependant, il a converti 7 lancers sur 22 essais alors que son équipe faisait face à l’élimination.

En 2015, Harden a été cloué au banc à la fin de la septième partie de la série contre les Clippers. James avait un taux de conversion de 30% (12 sur 40) dans les deux dernières parties. Ses coéquipiers Josh Smith et Corey Brewer ont dû prendre les rênes et ont réussi à envoyer Houston en finales de l’Ouest. Contre les Warriors, les Rockets se sont inclinés en cinq parties, avec une sortie d'Harden de 18% FG lors de la partie éliminatoire. 

D’ailleurs, c’est cette année qu’Harden a battu le record de revirements en une partie en séries avec 12, encore lors du match décisif contre les Warriors.

En 2016, Harden roulait à une moyenne de cinq revirements par partie pendant la première ronde. Bon, les Warriors étaient grands favoris pour le titre, on peut lui donner ça.

Ça ne s’est pas amélioré l’année d’après. Encore avec une moyenne de cinq revirements lors de la deuxième ronde (lui qui a mené la ligue en passes décisives lors de la saison régulière), il a converti uniquement 2 lancers sur 11 pendant le sixième match. Les Spurs, sans Kawhi Leonard et Tony Parker, ont donc eu raison des Rockets en 2017.

Comptant sur les services de Chris Paul, plusieurs estimaient que l’année 2018 allait être auréolée de gloire pour les Rockets. Le rêve est passé bien près de se réaliser : match 7, toute la pression est sur les épaules d’Harden. Il fait honneur à sa réputation avec une sortie de 12-29 FG, dont 2-13 du centre-ville.

L’heure de la vengeance a sonné. Les Warriors se mesurent encore aux Rockets en 2019 et Harden a bien l’intention de se racheter. Les Warriors mènent la série 3 à 2, tous les yeux de la planète NBA sont rivés sur Harden. Avec 3 revirements dans les dernières 2 :30 de la partie, ce n’est pas le résultat qu’attendait les partisans du Texas.

2020 : Harden mène la ligue en points par partie pour une troisième saison consécutive. Houston parvient à se défaire d’Oklahoma City en première ronde et beaucoup voient l’équipe faire du dommage en séries. Les Rockets prennent une avance en emportant la première partie, mais en échappent quatre de suite après… Alors que son club faisait face à l’élimination, Harden a réussi seulement 2 paniers sur 11 tirs.

Nous passerons rapidement sur son passage à Brooklyn, puisque les blessures ont compromis leur chance de gagner en 2021. Les Nets ont perdu en sept parties contre les Bucks, les futurs champions. Lors du match décisif, Harden a eu une moyenne de 16,7% de la ligne de 3 points (2-12).

Son plus récent test était le 3 mars dernier, lors de la visite des Nets à Philadelphie. Tout récemment échangé, le duel était très attendu et Harden avait intérêt à bien performer contre son ancienne équipe. 11 PTS sur 18% de FG, c’est un euphémisme de dire qu’Harden a déçu ses nouveaux partisans. 

Alors, que laissera Harden comme héritage ? Un joueur exceptionnel en saison régulière qui disparait lors des moments cruciaux ? Il a beau avoir un C.V. en saison régulière très impressionant, comme disait le grand Scottie Pippen, « don’t mean a thing without the ring ».

Harden sera-t-il capable d’arrêter de se transformer en Casper le fantôme lors des gros moments maintenant qu’il est à Philadelphie ? Évidemment, nous n’avons pas de boule de cristal, mais une chose est sûre, si les 76ers ne se rendent pas au moins jusqu’en finale de l’Est, ce sera une mission échouée pour l’équipe.

La pression est donc sur les épaules d’Harden et d’Embiid pour amener cette équipe loin lors du bal printanier. Évidemment, Harden a plus à perdre, car s’il sous-performe encore, sa réputation commencera à perdre ses plumes.

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Par Louis-Éric Masse

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